L'opposition israélienne a vivement critiqué la mise en place de la commission d'enquête sur les événements du 7 octobre, dénonçant une ingérence politique du gouvernement de Benjamin Netanyahu. Selon plusieurs députés de l'opposition, la composition et les prérogatives de cette commission seraient dictées par l'exécutif, compromettant ainsi son impartialité.
Une commission sous contrôle gouvernemental
Le parti Yesh Atid, dirigé par Yair Lapid, a qualifié la commission de "mascarade" visant à protéger le Premier ministre. "Cette commission n'est pas indépendante, elle est conçue pour blanchir le gouvernement", a déclaré Lapid dans un communiqué. De son côté, le parti travailliste a estimé que les membres choisis sont trop proches du pouvoir.
La commission, créée par décret gouvernemental, est présidée par un juge à la retraite nommé par le ministre de la Justice. L'opposition réclame une commission d'enquête d'État, dotée de pouvoirs étendus et composée de personnalités indépendantes.
Des accusations de partialité
Des fuites dans la presse israélienne suggèrent que le gouvernement a influencé le choix des enquêteurs et restreint leur champ d'investigation. Selon le quotidien Haaretz, des proches de Netanyahu auraient été consultés en amont. L'opposition exige la dissolution de la commission actuelle et la nomination d'une nouvelle instance.
Le 7 octobre, une attaque sans précédent a visé Israël, faisant plus de 1 200 morts et 250 otages, selon des sources officielles. Cet événement a profondément choqué le pays et suscité de nombreuses questions sur les défaillances sécuritaires et politiques.
Réactions internationales
Plusieurs organisations internationales, dont Human Rights Watch, ont appelé à une enquête indépendante et transparente. "La crédibilité de l'enquête est essentielle pour la justice et la prévention de futures tragédies", a déclaré un porte-parole de l'ONG.
Le gouvernement israélien rejette ces critiques et affirme que la commission agit en toute légalité. Un porte-parole du bureau de Netanyahu a déclaré : "La commission est composée de professionnels respectés et mènera son travail en toute indépendance."
Un enjeu politique majeur
Cette polémique intervient alors que la popularité du gouvernement est au plus bas. Selon un sondage récent, 65 % des Israéliens estiment que le gouvernement n'a pas géré correctement la crise du 7 octobre. L'opposition espère capitaliser sur ce mécontentement pour provoquer des élections anticipées.
La commission d'enquête doit rendre ses conclusions dans un délai de six mois, mais son travail pourrait être entravé par les tensions politiques. Les prochains jours seront décisifs pour l'avenir de l'enquête et la stabilité politique en Israël.



