L’Iranienne Narges Mohammadi, lauréate du prix Nobel de la paix détenue en Iran depuis décembre, se trouve « entre la vie et la mort » après son hospitalisation en urgence le week-end dernier, selon son avocate. « Nous n’avons jamais eu aussi peur pour la vie de Narges, elle risque à tout moment de nous quitter », a déclaré mardi Me Chirinne Ardakani lors d’un point presse de son comité de soutien à Paris.
Une détérioration dramatique de l’état de santé
Le week-end dernier, la militante de 54 ans a été transférée de la prison de Zanjan à un hôpital de la région « à la suite d’une dramatique détérioration de son état de santé, marquée notamment par deux épisodes de perte totale de conscience et une crise cardiaque », a écrit sa fondation. Sa famille, citée dans le texte, évoque ses 140 jours d’emprisonnement, lesquels constituent « une menace directe et immédiate à son droit à la vie ».
Des appels à la libération
Les soutiens de Narges Mohammadi réclament depuis des semaines sa libération afin qu’elle soit soignée par son équipe médicale à Téhéran. La militante a été arrêtée le 12 décembre dernier à Mashhad après avoir critiqué les autorités religieuses iraniennes lors d’une cérémonie funéraire. En février, elle a été condamnée à six années supplémentaires de prison pour atteinte à la sécurité nationale et un an et demi d’emprisonnement pour propagande contre le système islamique de l’Iran.
Cette nouvelle alerte sanitaire suscite une vive inquiétude au sein de la communauté internationale, tandis que les organisations de défense des droits humains multiplient les appels à sa libération immédiate pour raisons médicales.



