Cour suprême : Trump peut révoquer le statut protégé de Haïtiens et Syriens
Cour suprême autorise Trump à révoquer le statut protégé d'immigrés

La Cour suprême des États-Unis a rendu une décision majeure ce jeudi 25 juin 2026, autorisant l'administration Trump à révoquer le statut de protection temporaire (TPS) de milliers d'immigrés haïtiens et syriens. Cette décision, prise par une majorité conservatrice de 6 juges contre 3, permet au gouvernement de mettre fin à ce programme qui protégeait jusqu'à présent environ 50 000 Haïtiens et 7 000 Syriens de l'expulsion.

Contexte de la décision

Le TPS est un statut accordé aux ressortissants de pays frappés par des catastrophes naturelles ou des conflits armés, leur permettant de résider et travailler légalement aux États-Unis. En 2017, l'administration Trump avait annoncé son intention de mettre fin au TPS pour Haïti et la Syrie, arguant que les conditions ayant justifié ce statut s'étaient améliorées. Des associations de défense des droits des immigrés avaient alors intenté des poursuites, bloquant temporairement la mesure.

La décision de la Cour suprême annule les injonctions des tribunaux inférieurs et donne raison à l'administration. Selon le juge conservateur Samuel Alito, qui a rédigé l'opinion majoritaire, "le secrétaire à la Sécurité intérieure dispose d'un large pouvoir discrétionnaire pour mettre fin au TPS".

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Réactions et impact

Les organisations de défense des immigrés ont vivement critiqué la décision. "C'est un jour sombre pour des milliers de familles qui risquent désormais l'expulsion vers des pays toujours en proie à l'insécurité et à la pauvreté", a déclaré Marielena Hincapié, directrice exécutive du National Immigration Law Center. De son côté, la Maison-Blanche s'est félicitée de cette décision, affirmant qu'elle "rétablit l'État de droit et l'intégrité de notre système d'immigration".

Les bénéficiaires du TPS haïtiens et syriens disposent désormais d'un délai de 18 mois pour quitter le territoire américain ou régulariser leur situation. Selon les estimations, environ 60 % d'entre eux ont des enfants nés aux États-Unis, ce qui complique la donne. Les villes à forte concentration de ces communautés, comme Miami, New York et Los Angeles, se préparent à un afflux de demandes d'aide.

Conséquences politiques

Cette décision intervient à quelques mois des élections de mi-mandat, où l'immigration est un sujet clé. Les démocrates ont dénoncé une "cruauté inutile", tandis que les républicains saluent une "victoire pour la sécurité nationale". Le président Trump, en campagne pour un second mandat, a tweeté : "La Cour suprême confirme notre politique d'immigration : l'Amérique d'abord !"

Des experts juridiques estiment que cette décision pourrait ouvrir la voie à la révocation du TPS pour d'autres nationalités, comme le Salvador, le Honduras et le Népal, qui bénéficient également de ce statut. Environ 300 000 personnes pourraient être concernées à terme.

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