Une soixantaine de personnes ont répondu, dimanche 17 mai dans la soirée, à l'appel à la mobilisation lancé par les Bascos Pays basque, devant l'hôtel de ville, à Bayonne. À l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie et la transphobie, une soixantaine de personnes se sont rassemblées, dimanche 17 mai, sur les coups de 18 heures, place de la Liberté à Bayonne, au pied de l'hôtel de ville.
Une mobilisation soutenue par les élus
La mobilisation, organisée par l'association de défense des droits des LGBT+, Les Bascos, a réuni, au milieu des anonymes, des visages connus de la lutte syndicale, du monde associatif local, mais aussi plusieurs élus du conseil municipal bayonnais, ainsi que le maire, Jean-René Etchegaray, et la députée socialiste de la 5e circonscription, Colette Capdevielle.
Hausse des discriminations
L'association a profité du rassemblement pour alerter sur l'augmentation des crimes ou délits homophobes à travers le monde, mais aussi à travers l'Hexagone. « Lorsque les discriminations progressent, la neutralité devient une forme de renoncement », regrette Franck-Yves Guilbert, membre des Bascos. « Dans nos entreprises, dans nos écoles, dans nos institutions culturelles, dans nos collectivités territoriales, nous avons le choix : laisser l'hostilité s'installer en silence, ou renforcer activement les conditions de l'inclusion », prévient le militant.
Ce rassemblement s'inscrit dans un contexte de recrudescence des actes homophobes en France. Selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, les crimes et délits à caractère homophobe ont augmenté de 28% en 2024 par rapport à l'année précédente. Les associations LGBT+ appellent à une vigilance accrue et à des mesures concrètes pour garantir l'égalité des droits.



