Zelensky à Rome : l'Ukraine presse l'Italie pour une défense aérienne renforcée
Zelensky à Rome : l'Ukraine presse l'Italie pour sa défense

Zelensky à Rome : l'Ukraine presse l'Italie pour une défense aérienne renforcée

En visite à Rome ce mercredi, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a sollicité un soutien accru de l'Italie pour protéger ses villes face aux frappes russes. Il s'est entretenu avec la Première ministre italienne Giorgia Meloni, fervent soutien de Kiev, alors qu'il presse ses alliés européens de l'aider à renforcer sa défense aérienne.

Une priorité diplomatique urgente

Cette rencontre intervient au lendemain d'une visite en Allemagne, où Volodymyr Zelensky et le chancelier Friedrich Merz ont convenu de renforcer leur coopération en matière de défense, notamment dans les drones. Le président ukrainien a également effectué un déplacement en Norvège mardi, où il a de nouveau convenu avec le Premier ministre Jonas Gahr Store d'intensifier la collaboration en matière de défense et de sécurité.

« La priorité diplomatique numéro un pour l'Ukraine en ce moment, c'est la coopération en matière de défense aérienne », a écrit Volodymyr Zelensky sur X avant sa rencontre avec Giorgia Meloni. « Nous avons besoin de missiles de défense aérienne chaque jour - chaque jour où les Russes poursuivent leurs frappes sur nos villes », a-t-il ajouté.

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Cette déclaration fait suite à des attaques russes à travers l'Ukraine qui ont fait sept morts, dont un enfant, selon les autorités régionales.

La question cruciale des livraisons d'armes

Le président ukrainien a déclaré à la télévision allemande que la question des livraisons d'armes en provenance des États-Unis - qui ont réduit leur soutien sous la présidence de Donald Trump - était devenue « un gros problème ». Volodymyr Zelensky fait pression sur les pays européens pour qu'ils rejoignent le programme PURL, lancé l'année dernière et qui permet à l'Ukraine de recevoir du matériel américain financé par les pays européens.

L'Italie a envoyé des armes à Kiev - notamment le système franco-italien de défense aérienne SAMP/T - mais n'a pas adhéré à PURL. Cette position pourrait évoluer suite aux discussions de Rome.

Tensions diplomatiques et enjeux énergétiques

Les pourparlers de paix entre Moscou et Kiev, initiés par les États-Unis, sont au point mort, l'Ukraine refusant de céder des territoires à la Russie. Volodymyr Zelensky a déclaré mardi que les négociateurs américains « sont constamment en pourparlers avec l'Iran et n'ont pas le temps pour l'Ukraine ».

Giorgia Meloni a été l'une des plus proches alliées de Washington en Europe et a défendu la cause de Kiev auprès de Donald Trump. Mais leurs relations se sont détériorées en raison de la guerre en Iran, Donald Trump ayant vivement critiqué Giorgia Meloni lors d'une interview mardi. « Je suis sous le choc. Je pensais qu'elle avait du courage, mais je me suis trompé », a-t-il déclaré au quotidien italien « Corriere della Sera ».

L'Italie a refusé d'autoriser certains avions américains participant à des missions de combat dans le cadre de la guerre en Iran à atterrir sur sa base de Sigonella, en Sicile. Lundi, Giorgia Meloni a rejeté les appels du directeur du groupe énergétique italien ENI, Claudio Descalzi, demandant à l'Union européenne de suspendre un projet visant à interdire toutes les importations de gaz russe d'ici fin 2027.

Cette visite de Volodymyr Zelensky à Rome s'inscrit donc dans un contexte diplomatique complexe, où les enjeux de défense ukrainienne se heurtent aux tensions transatlantiques et aux considérations énergétiques européennes.

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