Les États-Unis bombardent à nouveau l'Iran après l'attaque d'un pétrolier
USA bombardent l'Iran en riposte à l'attaque d'un pétrolier

Les États-Unis ont lancé une nouvelle série de bombardements contre des cibles en Iran, en réponse à l'attaque d'un pétrolier battant pavillon libérien près du détroit d'Ormuz. Selon le Pentagone, les frappes ont visé des installations militaires iraniennes dans la province de Hormozgan, tuant au moins 12 personnes, d'après des sources iraniennes.

Une escalade militaire dans le Golfe

L'opération américaine, annoncée par le président Joe Biden, intervient moins de 48 heures après l'attaque du pétrolier "M/T Pacific Voyager", qui transportait du pétrole brut. L'incident a fait trois blessés parmi l'équipage. Washington accuse Téhéran d'avoir utilisé des drones explosifs pour cibler le navire, ce que l'Iran dément.

"Nous ne tolérerons pas ces actes d'agression contre des navires commerciaux dans une voie navigable cruciale pour l'économie mondiale", a déclaré le secrétaire à la Défense, Lloyd Austin, lors d'une conférence de presse. "Ces frappes sont proportionnées et visent à dissuader de futures attaques."

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Des représailles limitées mais meurtrières

Les bombardements américains ont ciblé un site de défense aérienne et un centre de commandement près de Bandar Abbas, selon des responsables américains. L'agence de presse iranienne Fars a rapporté que les frappes ont endommagé des infrastructures civiles, dont une école, mais cette information n'a pas été confirmée de manière indépendante.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a condamné "une violation flagrante du droit international" et promis une riposte. "L'Iran se réserve le droit de répondre à toute agression au moment et au lieu de son choix", a déclaré le porte-parole Nasser Kanaani.

Le détroit d'Ormuz, point névralgique

Le détroit d'Ormuz est un passage stratégique par lequel transite environ 20% du pétrole mondial. Les tensions dans la région ont augmenté ces dernières semaines, avec plusieurs incidents impliquant des navires commerciaux et des patrouilles iraniennes. L'attaque du pétrolier est la troisième de ce type en deux mois.

L'Union européenne et l'Arabie saoudite ont appelé à la retenue, tandis que la Russie a dénoncé "une action déstabilisatrice des États-Unis". Les prix du pétrole ont bondi de plus de 3% après l'annonce des frappes, les marchés redoutant une escalade qui pourrait perturber l'approvisionnement.

Un contexte de tensions diplomatiques

Ces frappes surviennent alors que les négociations sur le nucléaire iranien sont au point mort. Les États-Unis et l'Iran s'accusent mutuellement de bloquer tout accord. "L'administration Biden a choisi la voie de la confrontation plutôt que de la diplomatie", a réagi le président iranien Ebrahim Raïssi.

Des experts estiment que cette escalade militaire pourrait avoir des conséquences régionales graves. "Nous sommes à un tournant dangereux", a averti Ali Vaez, analyste à l'International Crisis Group. "Chaque frappe rapproche les deux pays d'un conflit ouvert."

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