Ukraine : frappes meurtrières et cessez-le-feu orthodoxe annoncé par Poutine
Ukraine : frappes et cessez-le-feu orthodoxe de Poutine

Frappes meurtrières dans la région de Dnipro

Des frappes russes ont ciblé trois districts de la région de Dnipro, dans l'est de l'Ukraine, faisant deux morts et trois blessés. L'administration régionale a confirmé ces informations vendredi via Telegram, précisant que les attaques ont eu lieu dans les districts de Synelnykove et de Nikopol.

« Dans le district de Synelnykove, deux personnes ont trouvé la mort et une autre a été blessée », a indiqué l'administration. Deux autres blessés, un homme de 40 ans et un autre de 74 ans, ont été recensés dans le district de Nikopol.

Zelensky répond à l'annonce de Poutine

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a réagi jeudi à l'annonce d'un cessez-le-feu par son homologue russe Vladimir Poutine. Il a assuré que l'Ukraine respecterait cette trêve pendant la Pâque orthodoxe si la Russie en faisait de même.

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« L'Ukraine a fait savoir à plusieurs reprises que nous étions prêts à prendre des mesures réciproques. Nous avons proposé un cessez-le-feu cette année pendant les fêtes de Pâques et nous agirons en conséquence », a déclaré Zelensky sur les réseaux sociaux.

L'annonce surprise du Kremlin

Le président russe Vladimir Poutine a annoncé jeudi soir une trêve temporaire à l'occasion de la Pâque orthodoxe. Le Kremlin a publié un communiqué précisant les détails de cette décision.

« Par décision du commandant suprême, V. Poutine, en lien avec la prochaine fête orthodoxe de Pâques, un cessez-le-feu est décrété à partir de 16 heures (15 heures à Paris) le samedi 11 avril jusqu'à la fin de la journée du 12 avril 2026 », peut-on lire dans le communiqué.

Contexte du conflit

Depuis le début de l'invasion de l'Ukraine par la Russie en février 2022, les bombardements russes ciblent régulièrement l'ensemble du territoire ukrainien, notamment ses infrastructures essentielles. En réponse, Kiev frappe des cibles en Russie, affirmant viser des sites militaires et énergétiques pour réduire la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.

Le chef d'état-major français des Armées, le général Fabien Mandon, a exprimé jeudi sa préoccupation face au risque d'une « guerre ouverte » avec la Russie, évoquant la possibilité d'un « choc dans trois, quatre ans ».

Par ailleurs, le Royaume-Uni a révélé avoir surveillé pendant un mois trois sous-marins russes évoluant autour de câbles dans l'Atlantique Nord, soulignant les tensions persistantes dans la région.

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