Une Azuréenne témoigne de la tension à Beyrouth après les frappes israéliennes
Tension à Beyrouth après frappes : témoignage d'une Azuréenne

Une Azuréenne témoigne de la tension palpable à Beyrouth après les frappes israéliennes

Géraldine Ghostine, présidente de l'association Mon Liban d'Azur qui œuvre au rapprochement entre la Côte d'Azur et le Liban, livre un témoignage poignant depuis Beyrouth. La ville a été particulièrement touchée par des frappes israéliennes survenues peu après l'annonce d'un cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran.

Une onde de choc supplémentaire dans une ville sous tension

Le cessez-le-feu entre Washington et Téhéran n'a malheureusement pas apporté l'accalmie espérée au Moyen-Orient. Quelques heures seulement après cette annonce, l'armée israélienne a lancé mercredi 8 avril plus de cent frappes simultanées à travers le Liban, visant particulièrement le sud du pays et la capitale Beyrouth.

« Ça a été un coup de massue », confie Géraldine Ghostine, qui vit à Beyrouth avec sa famille depuis 2018. « On a entendu plusieurs frappes, successives, plus fortes que d'habitude. On ne s'est pas rendu compte immédiatement de l'ampleur des dégâts. Peut-être dix, quinze minutes plus tard… Ça a créé une onde de choc supplémentaire. »

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Selon les autorités libanaises, le bilan de ces attaques dépasse désormais les 250 morts et le millier de blessés, des chiffres qui illustrent la violence des frappes.

Une ville transformée par la peur et l'incertitude

L'ambiance à Beyrouth a radicalement changé du jour au lendemain. Alors que la veille des frappes, Géraldine Ghostine profitait encore du beau temps pour se promener dans le centre-ville, désormais les rues sont désertes.

« Beyrouth est normalement une ville qui grouille de monde », explique-t-elle. « Là, on sent que les gens sont chez eux, n'osent pas sortir. Dehors c'est vide. »

L'inquiétude et l'incertitude se sont installées dans les foyers beyrouthins. « On ne sait pas ce qui peut se passer. En fait, on peut être ciblé à tout moment », souligne la présidente de l'association. « Maintenant, il n'y a plus vraiment de curseur. Hier, ils ont tapé sans prévenir. Je pense qu'ils sont prêts à tout. Ils peuvent recommencer à tout moment. »

Cette tension a été exacerbée par l'annonce du Hezbollah d'avoir bombardé le nord d'Israël en représailles, créant un cycle de violence préoccupant.

L'impossibilité de planifier l'avenir immédiat

Face à cette imprévisibilité géopolitique, il devient extrêmement difficile d'anticiper ne serait-ce que les prochains jours. « Nous sommes encore en vacances scolaires », note Géraldine Ghostine. « Mais nous ne savons pas si l'école va reprendre en présentiel lundi. »

La question de quitter Beyrouth ou le Liban se pose avec une acuité particulière, mais elle est complexe, surtout pour la présidente de Mon Liban d'Azur qui insiste sur l'importance de rester sur place pour aider la population.

La solidarité comme lueur d'espoir

« Le fait d'être sur le terrain, c'est une force », affirme Géraldine Ghostine. « Parce qu'on sait où sont les besoins, où va l'argent. On travaille avec des partenaires fiables, des donateurs engagés, des institutionnels. »

En cette période particulièrement troublée, elle salue la générosité qui continue de se manifester : « On a reçu beaucoup d'aide ». Cette solidarité a permis à son équipe de distribuer des colis alimentaires, des kits d'hygiène, de la farine, de l'eau et des couvertures aux familles dans le besoin, aux populations déplacées et à celles qui ont tout perdu.

Parmi les partenaires mobilisés figurent notamment :

  • La Cuisine de Mariam
  • Les Rotary Clubs du Liban et de France
  • La Banque alimentaire
  • Les collectivités locales françaises
  • Le Département des Alpes-Maritimes
  • Le Consulat général de France au Liban
  • L'Hôtel-Dieu de France
  • Children & Future Monaco

Pour soutenir ces actions, l'association Mon Liban d'Azur a lancé un appel aux dons via la plateforme Hello Asso, offrant ainsi à chacun la possibilité de contribuer à cet élan de solidarité essentiel en ces temps difficiles.

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