Rencontre cruciale à Washington sur l'avenir de la Cisjordanie
Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, et le président américain, Donald Trump, s'apprêtent à tenir une rencontre décisive à Washington. L'ordre du jour de cette entreprise diplomatique inclut notamment le plan d'Israël concernant la Cisjordanie, un sujet hautement sensible qui suscite déjà de vives réactions internationales.
L'appel pressant de Mahmoud Abbas à la communauté internationale
De son côté, le président palestinien Mahmoud Abbas a lancé un appel urgent mercredi, exigeant une « réaction résolue » des États-Unis et de la communauté internationale. Cette demande fait suite à l'approbation, dimanche dernier, par le cabinet de sécurité israélien, de mesures visant à renforcer le contrôle d'Israël sur la Cisjordanie.
Lors d'une visite officielle à Oslo, Mahmoud Abbas a indiqué avoir abordé cette décision controversée avec le Premier ministre norvégien, Jonas Gahr Støre. Les discussions ont également porté sur les violences perpétrées par des colons israéliens et sur le gel par Israël de « 4 milliards de dollars » de fonds destinés au peuple palestinien.
Des mesures israéliennes dénoncées comme une violation du droit international
« Ces violations graves exigent une réponse résolue de la part de l'administration américaine et de la communauté internationale car elles entravent les efforts du président Trump et constituent une violation du droit international », a déclaré Mahmoud Abbas lors d'un point de presse retentissant.
Les nouvelles règles approuvées par le cabinet de sécurité israélien ont pour objectif déclaré de permettre à Israël d'étendre son contrôle dans des zones actuellement administrées par l'Autorité palestinienne, en vertu des célèbres accords d'Oslo signés dans les années 1990.
Les implications concrètes des décisions israéliennes
Ces mesures controversées comportent plusieurs volets significatifs :
- Elles facilitent considérablement les achats de terres par les colons israéliens en abrogeant une loi vieille de plusieurs décennies qui interdisait aux juifs d'acheter directement des terres en Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967.
- Elles octroient également aux autorités israéliennes le droit d'administrer certains sites religieux, même lorsque ceux-ci sont situés dans des zones placées sous le contrôle administratif de l'Autorité palestinienne.
Il est important de rappeler qu'en dehors de Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, près de trois millions de Palestiniens résident en Cisjordanie. Ils y cohabitent avec plus de 500 000 Israéliens installés dans des colonies que la communauté internationale considère comme illégales au regard du droit international.
Cette situation géopolitique complexe et tendue place la rencontre entre Netanyahu et Trump sous les projecteurs de la diplomatie mondiale, alors que les appels à la modération et au respect du droit international se multiplient.