Alors que Donald Trump peine à relancer les négociations avec Moscou pour mettre fin à la guerre en Ukraine, le chef du Kremlin continue de développer son arsenal. Ce 26 octobre 2025, il a annoncé la réussite de l’essai final du missile "Oiseau de tempête", une arme unique en son genre. La Russie a annoncé dimanche un essai final réussi de son missile de croisière à propulsion nucléaire, Bourevestnik, une arme "unique", en pleine offensive en Ukraine et incertitude sur une nouvelle rencontre entre Vladimir Poutine et son homologue américain Donald Trump.
Tests décisifs
"Les tests décisifs sont désormais achevés", a lancé le président russe, dans une vidéo diffusée par le Kremlin, lors d’une réunion avec des responsables militaires, en ordonnant de commencer à "préparer les infrastructures pour mettre en service cet armement dans les forces armées" russes.
"C’est une création unique que personne d’autre dans le monde ne possède", a assuré le maître du Kremlin, selon lequel le Bourevestnik ("Oiseau de tempête" en russe) a une "portée illimitée". Lors du dernier essai le 21 octobre, le missile Bourevestnik a passé dans l’air "environ 15 heures", en survolant 14 000 km, a précisé pour sa part le chef de l’État-major russe, Valéri Guérassimov, en ajoutant que "ce n’est pas une limite" pour cet armement. "Les caractéristiques techniques du Bourevestnik permettent de l’utiliser avec une précision garantie contre des sites hautement protégés situés à n’importe quelle distance", a-t-il affirmé.
Sept ans de développement
Vladimir Poutine avait annoncé le développement par l’armée russe de ces missiles, capables de surmonter selon lui quasiment tous les systèmes d’interception, en 2018, à l’époque pour faire face selon Moscou aux menaces des États-Unis. Sept ans plus tard, l’annonce des tests finaux du Bourevestnik intervient alors que l’armée russe continue de grignoter lentement du terrain dans certains secteurs en Ukraine, malgré de lourdes pertes, face à des forces ukrainiennes moins nombreuses.
Ce nouveau missile à propulsion nucléaire renforce l’arsenal russe, suscitant des inquiétudes sur la sécurité internationale. La France et d’autres pays occidentaux s’interrogent sur leur capacité à faire face à cette menace dans les années à venir.



