La guerre entre Israël et le Hezbollah continue de faire des ravages au Liban, particulièrement dans le sud du pays où les infrastructures médicales sont prises pour cible. Les hôpitaux, déjà fragilisés par la crise économique, subissent des menaces constantes de l'armée israélienne, forçant le personnel soignant à travailler dans des conditions extrêmes.
Des hôpitaux en première ligne
Depuis le début des affrontements, plusieurs établissements de santé ont été endommagés par des frappes aériennes ou des tirs d'artillerie. À Nabatieh, l'hôpital public a été touché à plusieurs reprises, provoquant la mort de plusieurs patients et membres du personnel. Les médecins décrivent une situation catastrophique, avec des pénuries de médicaments, de carburant et de personnel.
« Nous travaillons 24 heures sur 24, sans repos, sous les bombes », témoigne un chirurgien de l'hôpital de Tyr. « Chaque jour, nous recevons des blessés, mais nous manquons de tout. Les ambulances ne peuvent plus circuler librement car elles sont prises pour cible. »
Un appel urgent à la communauté internationale
Les organisations humanitaires, dont Médecins Sans Frontières et la Croix-Rouge libanaise, tirent la sonnette d'alarme. Elles demandent un cessez-le-feu immédiat pour permettre l'évacuation des blessés et l'acheminement de l'aide médicale. « Cette guerre doit cesser aujourd'hui, pas demain », insiste un responsable de l'OMS au Liban.
Le gouvernement libanais, quant à lui, accuse Israël de violer le droit international humanitaire en ciblant des infrastructures civiles. De son côté, Tsahal affirme que le Hezbollah utilise les hôpitaux comme boucliers humains, une accusation que les autorités libanaises rejettent catégoriquement.
Un système de santé exsangue
Avant même ce conflit, le système de santé libanais était au bord de l'effondrement en raison de la crise économique et de la pandémie de Covid-19. Aujourd'hui, la guerre aggrave encore la situation. Les hôpitaux du sud, qui accueillent des milliers de déplacés, sont submergés. Les médecins doivent parfois choisir qui sauver, faute de moyens.
« Nous avons besoin de médicaments, de matériel chirurgical, de générateurs électriques », énumère le directeur de l'hôpital de Bint Jbeil. « Sans une intervention rapide de la communauté internationale, nous risquons de voir des centaines de morts supplémentaires. »
La population civile prise au piège
Les habitants du sud du Liban sont les premières victimes de cette guerre. Des familles entières vivent terrées dans leurs maisons, sans électricité ni eau potable. Les déplacements sont extrêmement dangereux, et beaucoup n'ont pas les moyens de fuir. « Nous sommes pris au piège », témoigne une mère de trois enfants. « Les bombes tombent partout, et nous n'avons nulle part où aller. »
Le conflit a déjà fait des centaines de morts et des milliers de blessés, dont de nombreux civils. Les hôpitaux, en première ligne, paient un lourd tribut. Le personnel soignant, épuisé, continue de se battre pour sauver des vies, mais réclame une solution politique urgente.



