L'Ukraine a annoncé dimanche avoir mené des frappes contre plusieurs sous-stations électriques en Crimée, péninsule annexée par la Russie en 2014. Selon l'armée ukrainienne, les attaques ont eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche et visaient à perturber les infrastructures énergétiques russes dans la région.
Détails des frappes
Le commandement des forces armées ukrainiennes a précisé que des drones et des missiles avaient été utilisés pour cibler au moins trois sous-stations électriques situées près de Sébastopol, Simferopol et Kertch. L'objectif déclaré était de réduire la capacité de la Russie à soutenir ses opérations militaires en Ukraine depuis la Crimée.
Selon le ministère russe de la Défense, la défense antiaérienne a intercepté plusieurs drones et missiles, mais des dégâts ont été signalés. Des coupures d'électricité ont été rapportées dans certaines localités de Crimée, notamment à Yalta et à Alouchta.
Réactions et conséquences
Le gouverneur de Crimée installé par la Russie, Sergueï Aksionov, a confirmé des frappes sur des infrastructures énergétiques, mais a minimisé leur impact, affirmant que les équipes de réparation travaillaient à rétablir l'électricité. Il a également accusé Kiev de cibler des civils, ce que l'Ukraine dément.
De son côté, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré dans son discours quotidien : « Nous continuons à affaiblir l'ennemi sur tous les fronts, y compris en Crimée. Chaque frappe rapproche la fin de l'occupation. »
L'Ukraine a intensifié ses attaques contre la Crimée ces derniers mois, visant des installations militaires et énergétiques. Selon des analystes militaires, ces frappes visent à perturber la logistique russe et à démontrer la vulnérabilité de la péninsule.



