Guerre au Moyen-Orient : frappes israéliennes au Liban et riposte du Hezbollah menacent la trêve
Guerre Moyen-Orient : frappes israéliennes au Liban menacent trêve

Guerre au Moyen-Orient : la trêve vacille face aux frappes israéliennes au Liban

Le 9 avril 2026 marque le 41e jour du conflit au Moyen-Orient, dans un contexte où la trêve annoncée entre Washington et Téhéran il y a moins de 48 heures tient à un fil. Les récentes frappes israéliennes sur le Liban, ayant causé 182 morts et 890 blessés selon le ministère libanais de la Santé, menacent de faire capoter un cessez-le-feu déjà fragile, interprété différemment par toutes les parties impliquées.

Le Hezbollah riposte et Israël poursuit ses opérations

Le Hezbollah, mouvement pro-iranien, a annoncé ce jeudi avoir lancé un barrage de roquettes à 02h30 heure locale sur la zone de Manara, côté israélien de la frontière. Cette attaque, la première revendiquée depuis l'annonce de la trêve, est justifiée par le mouvement comme une réponse au non-respect du cessez-le-feu par l'ennemi. Pour l'ONU, la situation est alarmante : le porte-parole d'Antonio Guterres a averti que la poursuite de l'activité militaire au Liban fait peser un grave danger sur le cessez-le-feu et a réitéré ses appels à une fin immédiate des hostilités.

En réaction, le Premier ministre libanais Nawaf Salam a décrété une journée de deuil national et promis de mobiliser toutes les ressources politiques et diplomatiques du Liban pour arrêter ce qu'il qualifie de machine à tuer israélienne.

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Le Liban, point de discorde entre Washington et Téhéran

L'Iran considère un cessez-le-feu au Liban comme l'une des conditions essentielles de son plan en dix points, base de la trêve avec les États-Unis. Le président iranien Massoud Pezeshkian a insisté sur ce point, tandis que le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf a jugé la trêve déraisonnable, affirmant que trois des dix principes avaient déjà été violés, notamment par les frappes israéliennes au Liban.

La réponse américaine, par la voix du vice-président JD Vance, est sèche : il a estimé que c'est à Téhéran de décider si la trêve doit capoter à cause d'un conflit au Liban, ajoutant que ce serait idiot, mais c'est leur choix.

Pression militaire maintenue et tensions régionales

Donald Trump, sur sa plateforme Truth Social, a été clair : tous les navires, avions et personnel militaire resteront en place autour de l'Iran jusqu'au plein respect de l'accord, menaçant de représailles sans précédent en cas de non-respect. Emmanuel Macron, de son côté, a insisté auprès de Trump et de Pezeshkian sur la nécessité d'étendre le cessez-le-feu au Liban, le jugeant essentiel pour sa crédibilité et sa durabilité.

Par ailleurs, la marine des Gardiens de la Révolution iraniens a annoncé que les navires transitant par le détroit d'Ormuz doivent désormais emprunter deux routes alternatives proches des côtes iraniennes, en raison de risques de mines sur l'itinéraire habituel. Cette décision maintient une pression sur le trafic maritime mondial, bien que le détroit reste formellement ouvert.

En Israël, la plupart des restrictions liées à l'état d'urgence imposé depuis le 28 février ont été levées, sauf dans le nord frontalier du Liban. Les Lieux saints de Jérusalem ont rouvert leurs portes, offrant un semblant de normalité dans un contexte toujours tendu.

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