Gaza : sept morts dans des frappes israéliennes malgré le cessez-le-feu
La Défense civile de la bande de Gaza a annoncé ce samedi la mort de sept personnes dans des frappes israéliennes au centre du territoire palestinien, ravagé par deux ans de guerre. Cet incident survient malgré un fragile cessez-le-feu en vigueur depuis le 10 octobre 2025, remettant en question la stabilité de la trêve.
Détails de l'attaque
Selon Mahmoud Bassal, porte-parole de l'organisation de premiers secours opérant sous l'autorité du Hamas, « vers 1 h 40 samedi (00 h 40 en France) », un drone israélien a tiré deux missiles près d'un poste de police du camp de réfugiés d'Al-Bureij. Cette attaque a causé la mort de sept personnes et blessé plusieurs autres, dont quatre dans un état critique.
L'hôpital al-Aqsa, situé dans le centre de Gaza, a confirmé avoir reçu les corps de six victimes, ainsi que sept blessés. Parmi ces derniers, quatre présentent des blessures graves au visage, à la poitrine et à d'autres parties du corps. D'après les sources locales, les frappes ont visé « un rassemblement de civils déplacés près d'une mosquée ».
Un autre établissement médical, l'hôpital Al-Awda, a signalé la réception d'un corps supplémentaire et de deux blessés. Contactée pour commentaires, l'armée israélienne a déclaré être en train de vérifier ces informations, sans fournir de détails immédiats.
Poursuite des opérations militaires
Mahmoud Bassal a également rapporté que l'attaque a coïncidé avec de lourds bombardements d'artillerie visant les zones orientales de Khan Younès, dans le sud de Gaza, tôt samedi matin. Des frappes ont également touché une zone entourant la mairie de Beit Lahia, au nord du territoire.
Il a ajouté que les forces israéliennes ont détruit plusieurs maisons dans l'est de la ville de Gaza, au nord, exacerbant les destructions déjà massives causées par deux ans de conflit. Ces développements soulignent la persistance des tensions malgré l'accord de cessez-le-feu.
Contexte du conflit et accusations mutuelles
Israël et le Hamas s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre 2025. Ce conflit a été déclenché par l'attaque sans précédent du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023, entraînant deux ans de guerre dévastatrice.
Selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU, au moins 738 Palestiniens ont été tués depuis le 10 octobre. De son côté, l'armée israélienne a recensé cinq soldats tués dans ses rangs depuis le début de la trêve.
Difficultés de vérification indépendante
Compte tenu des restrictions imposées aux médias à Gaza et des difficultés d'accès sur le terrain, il n'est pas possible de vérifier de manière indépendante les informations des différentes parties. La presse internationale reste interdite de se rendre à Gaza par les autorités israéliennes, limitant la transparence et la fiabilité des rapports.
Cette situation complique l'évaluation précise des événements et alimente les accusations croisées entre les belligérants, tout en laissant les civils pris au piège dans un cycle de violence et d'incertitude.



