Frappes américaines dans le Pacifique : un bilan qui dépasse désormais les 174 morts
L'armée américaine a annoncé mardi la mort de quatre hommes dans l'est du Pacifique, lors d'une frappe ciblant un navire accusé de « narcotrafic ». Cette nouvelle intervention porte le bilan total de ces opérations à plus de 174 victimes, selon les dernières estimations disponibles.
Des accusations de « narcoterrorisme » sans preuves tangibles
Le Southcom, le commandement militaire américain pour l'Amérique latine, a qualifié les individus tués de « narcoterroristes » sur la plateforme X. Cependant, cette déclaration n'a été accompagnée d'aucune preuve concrète démontrant leur implication dans des activités illicites de trafic de drogue.
Cette absence de preuves solides n'est pas un cas isolé. L'administration de Donald Trump, qui mène cette campagne depuis plusieurs mois, n'a jamais fourni de documents ou d'éléments tangibles permettant d'affirmer avec certitude que les navires visés étaient effectivement impliqués dans des trafics.
Une série d'opérations militaires controversées
Les frappes américaines dans le Pacifique et les Caraïbes se sont intensifiées récemment :
- Une frappe similaire a tué deux personnes lundi.
- Deux autres tirs ont causé la mort de cinq hommes samedi.
Washington justifie ces interventions par la nécessité de lutter contre des bateaux présentés comme des vecteurs du trafic de drogue vers les États-Unis. Pourtant, le manque de transparence et de preuves irréfutables alimente les critiques.
Dénonciations d'exécutions extrajudiciaires par des experts et l'ONU
Face à cette situation, des experts internationaux et des responsables de l'Organisation des Nations Unies ont dénoncé ces actions comme des exécutions extrajudiciaires. Ils soulignent l'absence de procédures judiciaires régulières et le caractère arbitraire de ces frappes, qui violent les principes du droit international.
La campagne militaire américaine, bien que présentée comme une mesure de lutte contre le narcotrafic, suscite donc de vives inquiétudes quant au respect des droits humains et à la légalité des opérations menées dans les eaux internationales.



