Guerre au Moyen-Orient : les États-Unis et l'Iran échouent à trouver un accord à Islamabad
Les États-Unis et l'Iran ont échoué à conclure un accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, après des négociations marathon à Islamabad. Le vice-président américain JD Vance a annoncé dimanche cet échec, déclarant rentrer aux États-Unis après avoir présenté une « offre finale et la meilleure possible » à l'Iran.
Des discussions historiques mais infructueuses
Les pourparlers, qui ont duré plus de 20 heures, représentaient un niveau inédit entre les deux pays ennemis depuis la Révolution islamique de 1979. « Nous rentrons aux États-Unis sans être parvenus à un accord », a affirmé M. Vance lors d'une brève conférence de presse. Il a estimé que cet échec était « une mauvaise nouvelle pour l'Iran bien plus que ce ne l'est pour les États-Unis d'Amérique ».
Le nucléaire au cœur des désaccords
Le vice-président américain a déploré l'absence de promesse ferme de Téhéran pour abandonner son programme d'armement nucléaire, une exigence clé du président Donald Trump. « Nous repartons d'ici avec une proposition très simple, une approche qui constitue notre offre finale et la meilleure que nous puissions faire. Nous verrons si les Iraniens l'acceptent », a-t-il ajouté.
L'Iran a confirmé la fin des discussions, attribuant leur échec aux « demandes déraisonnables » des États-Unis, selon la télévision d'État iranienne. Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaeil Baqaei, a évoqué « une atmosphère de suspicion et de méfiance ».
La question stratégique du détroit d'Ormuz
Si JD Vance n'a pas mentionné explicitement le détroit d'Ormuz, ce passage vital pour l'approvisionnement mondial en hydrocarbures reste un point de tension. L'armée américaine a affirmé que deux de ses destroyers avaient franchi le détroit dans une opération de déminage, tandis que les Gardiens de la révolution iraniens ont averti qu'ils agiraient avec sévérité contre les navires militaires.
Un cessez-le-feu fragile et un bilan humain lourd
Le Pakistan, médiateur des discussions, a appelé au respect du cessez-le-feu de deux semaines, malgré l'échec des négociations. La guerre, déclenchée le 28 février par une offensive américano-israélienne sur l'Iran, a fait des milliers de morts, notamment au Liban où les autorités ont décompté 2.020 morts et 6.436 blessés depuis le 2 mars.
Des pourparlers doivent avoir lieu mardi entre le Liban et Israël à Washington, bien que rejetés par le Hezbollah. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a exprimé son souhait d'un accord de paix « qui tiendra pour des générations ».



