Dans un développement diplomatique majeur, un cessez-le-feu historique a été annoncé ce mercredi entre les États-Unis et l'Iran, grâce à une médiation cruciale du Pakistan. Cet accord, salué par plusieurs acteurs régionaux, intervient après des semaines de tensions croissantes au Moyen-Orient.
Une médiation pakistanaise décisive
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a confirmé que les États-Unis, l'Iran et leurs alliés avaient accepté un cessez-le-feu « partout », y compris au Liban, suite à l'intervention diplomatique de son pays. Cette annonce fait suite à l'ultimatum lancé par Donald Trump, qui avait donné jusqu'à 20 heures (02 heures à Paris) pour que l'Iran rouvre le détroit d'Ornuz, sous peine de représailles militaires.
Les termes de l'accord
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a précisé les conditions de cet accord : l'Iran accepte de rouvrir le détroit d'Ornuz en échange d'une trêve de deux semaines et de l'arrêt des frappes israélo-américaines. « Si les attaques contre l'Iran cessent, nos puissantes forces armées cesseront leurs opérations défensives », a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux.
Les réactions internationales
Donald Trump a qualifié cet accord de « victoire totale et complète, 100% » pour les États-Unis. Interrogé sur la question de l'uranium enrichi iranien, le président américain a assuré à l'AFP que « cela sera parfaitement réglé, sinon je n'aurais pas accepté » le cessez-le-feu.
De son côté, Israël a exprimé son soutien à la décision de suspendre les frappes contre l'Iran pendant deux semaines, tout en posant des conditions : « à condition que l'Iran rouvre immédiatement les détroits et mette fin à toutes les attaques contre les États-Unis, Israël et les pays de la région », a précisé le bureau du Premier ministre Benyamin Netanyahou.
Perspectives de dialogue
La Maison-Blanche envisage désormais « des discussions en personne » avec l'Iran. « Des échanges sont en cours concernant des discussions en personne mais rien n'est définitif tant que le président ou la Maison-Blanche ne l'ont pas annoncé », a indiqué la porte-parole Karoline Leavitt. Des pourparlers entre les deux pays sont prévus à partir de vendredi à Islamabad.
L'Irak salue l'initiative
Le ministère des Affaires étrangères irakien a vivement salué l'annonce de ce cessez-le-feu, appelant à « tirer parti de cette avancée positive en lançant des voies de dialogue sérieuses et durables ». Cette réaction intervient dans un contexte où le conflit au Moyen-Orient a causé plus de 100 morts en Irak depuis fin février, dont sept civils tués mardi.
Contexte humanitaire
Parallèlement à ces développements diplomatiques, Cécile Kohler et Jacques Paris sont attendus ce mercredi matin à Paris, où ils retrouveront leurs proches après près de quatre ans de détention en Iran. Leur libération marque un autre aspect des relations complexes entre l'Iran et les pays occidentaux.
Ce cessez-le-feu, bien que temporaire, représente une lueur d'espoir dans une région en proie à des tensions persistantes. La communauté internationale observe maintenant si cette trêve de deux semaines pourra se transformer en un dialogue plus durable.



