La Russie a annoncé ce vendredi avoir déjoué un attentat contre des responsables de l'agence de surveillance des télécommunications Roskomnadzor, en accusant Kiev d'en être le commanditaire. Cette affaire survient dans un contexte de restrictions numériques sans précédent imposées par Moscou, notamment contre les messageries occidentales comme WhatsApp et Telegram, ainsi que contre l'utilisation des VPN.
Un complot déjoué par le FSB
Selon un communiqué du Service fédéral de sécurité russe (FSB), un attentat terroriste visant les responsables de Roskomnadzor a été déjoué le 18 avril 2026. Le plan prévoyait l'explosion d'une voiture piégée. Le FSB affirme avoir arrêté sept personnes, décrites comme partisanes de l'idéologie néonazie, qui auraient été recrutées par les services spéciaux ukrainiens via la messagerie Telegram.
Les suspects, de jeunes hommes et femmes, ont été interpellés à Moscou, Oufa (Oural), Novossibirsk (Sibérie occidentale) et Iaroslavl (centre). Le chef présumé du groupe, un habitant de Moscou né en 2004, aurait opposé une résistance armée lors de son arrestation et a été neutralisé, selon le FSB.
Restrictions numériques croissantes
Depuis plusieurs semaines, la Russie impose un tour de vis majeur sur les communications numériques. Les connexions à internet via les opérateurs mobiles sont limitées, et l'accès à WhatsApp et Telegram est fortement restreint, ne fonctionnant plus qu'avec un VPN. Les autorités justifient ces mesures par des raisons de sécurité liées à l'offensive en Ukraine.
Parallèlement, le gouvernement promeut activement l'application russe Max, qui ne chiffre pas les données de bout en bout, suscitant des inquiétudes parmi les défenseurs de la vie privée.
Accusations contre l'Ukraine
Le FSB accuse les services spéciaux ukrainiens de chercher à saper les mesures russes visant à sécuriser l'espace numérique. Selon le communiqué, Telegram est utilisé massivement par l'ennemi pour des actes terroristes et de sabotage. Les responsables et employés de Roskomnadzor, chargés de bloquer Telegram, reçoivent des menaces et font l'objet d'attaques armées, affirme le FSB.
Cette affaire intervient alors que les tensions entre la Russie et l'Ukraine restent extrêmement élevées, avec des implications dans le domaine numérique.



