Ce mercredi 22 avril, à Poitiers, François Ruffin a lancé sa campagne présidentielle pour l'élection de 2027. Devant plusieurs centaines de personnes rassemblées sur une pelouse pour un « barbecue combatif » organisé par les employées de l'Ehpad Les Feuillants, en grève depuis 36 jours, le député picard a affirmé : « Primaire ou pas, j'irai de toute façon ». Accompagné de figures locales comme l'ex-maire Léonore Moncond'huy et la députée Lisa Belluco, toutes deux écologistes, Ruffin a apporté son soutien aux aides-soignantes qui réclament des augmentations de salaire et de meilleures conditions de travail.
Un meeting centré sur le travail
Entouré des grévistes, Ruffin a dénoncé les « responsables » de leur situation : les actionnaires qui « se gavent » et un État qui « doit joindre les actes à la parole ». Il a repris son style habituel, mêlant anecdotes personnelles et critiques du système économique. Ce meeting à Poitiers sert d'échauffement avant un grand rassemblement prévu à Lyon ce samedi. Alors que la primaire de la gauche patine, Ruffin assure qu'il sera candidat quoi qu'il arrive, qu'il y ait une primaire ou non.
Un candidat déterminé
François Ruffin s'est dit confiant dans sa capacité à rassembler au-delà des clivages traditionnels. Il a insisté sur la nécessité de remettre le travail au centre du débat politique, en écho aux revendications des salariés de l'Ehpad. « Nous devons construire une alternative qui parte des besoins des travailleurs », a-t-il déclaré. Son discours a été ponctué d'applaudissements et de chants des manifestants. Cette première réunion publique marque le début d'une campagne qu'il veut « populaire et combative ».
Ruffin a également critiqué les autres candidats de gauche, sans les nommer, estimant qu'ils « n'ont pas le courage de s'attaquer aux vrais problèmes ». Il a promis de parcourir la France pour porter son message. À Poitiers, il a déjà conquis un public conquis par sa proximité avec les luttes sociales. Reste à savoir si cette dynamique pourra se transformer en succès électoral dans deux ans.



