Attaque meurtrière en Éthiopie : au moins onze civils perdent la vie
Au moins onze civils ont été tués et plusieurs autres blessés lors d'une attaque survenue dans la région d'Oromia, en Éthiopie, ont annoncé les autorités locales ce samedi. L'incident a eu lieu dans la zone de Horo Guduru Welega, une zone fréquemment touchée par des violences intercommunautaires et des affrontements avec des groupes armés.
Les autorités accusent un groupe rebelle
Les autorités régionales ont rapidement accusé un groupe rebelle, l'Armée de libération oromo (OLA), d'être responsable de cette attaque. Selon un communiqué officiel, les assaillants ont ouvert le feu sur des villageois alors qu'ils vaquaient à leurs occupations quotidiennes. Les forces de sécurité ont été déployées dans la région pour traquer les auteurs de ce massacre.
Un contexte de violences persistantes
Cette attaque s'inscrit dans un climat de violences récurrentes dans la région d'Oromia, la plus peuplée d'Éthiopie. L'OLA, qui a fait sécession du Front de libération oromo (OLF), est régulièrement accusée de cibler des civils, des fonctionnaires et des infrastructures. Le gouvernement éthiopien mène depuis plusieurs mois des opérations militaires pour neutraliser ce groupe, mais les violences persistent.
Réactions et conséquences
Le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, a condamné l'attaque et présenté ses condoléances aux familles des victimes. Il a réaffirmé la détermination de son gouvernement à lutter contre les groupes armés et à rétablir la paix dans la région. Les organisations de défense des droits de l'homme ont appelé à une enquête indépendante pour faire la lumière sur ces événements.
Cet incident relance les inquiétudes quant à la capacité du gouvernement à assurer la sécurité des civils dans les zones rurales du pays. La communauté internationale suit de près la situation, alors que l'Éthiopie est déjà confrontée à de nombreux défis sécuritaires et humanitaires.



