Chantant, dansant et scandant « Jésus t’aime », des dizaines de milliers de fidèles ont défilé à Paris et dans une quinzaine de villes françaises samedi lors des « Marches pour Jésus », expressions de la fierté évangélique, afin de se rassembler et montrer leur foi.
Une participation en hausse
« On est vraiment comblés. Nous étions 50.000 l’an dernier à Paris et je pense que nous sommes encore plus nombreux cette année, et jusqu’à 100.000 personnes dans toute la France », a estimé auprès de l’AFP le pasteur Gilbert Léonian, président de la « Marche pour Jésus » à Paris. Douze camions sonorisés, accompagnés de chanteurs et musiciens, ont animé cette marche, ponctuée de louanges et de flash-mobs.
Les jeunes, noyau fort de la marche
« On chante, on danse, c’est comme une fête où on se retrouve tous ensemble entre chrétiens de toutes les églises et de toutes les origines », explique Alexia, 23 ans, venue pour la deuxième année avec une dizaine d’amies de son église de Moissy-Cramayel. Une grande majorité de jeunes, souvent originaires de banlieue parisienne, participaient à la marche, partie du Panthéon.
« Je viens depuis ma naissance », raconte Apoline Bugarin. « C’est important, surtout pour les jeunes, de leur montrer qu’ils ne sont seuls », avance cette femme de 24 ans, venue avec son église d’Enghien-les-Bains. Les jeunes « sont toujours le noyau fort de la marche », explique Gilbert Léonian, se réjouissant de la « diversité des cultures, des communautés et nationalités » présentes.
Marches internationales
Environ 20 % de participants catholiques étaient attendus au niveau national et, sur les douze camions du défilé parisien, l’un était animé par des jeunes de diocèses d’Ile-de-France et un autre par le Frère Paul-Adrien, l’une des stars cathos d’internet. « Nous avons le même ADN, nous sommes chrétiens. Les différences doctrinales, ce n’est pas l’essentiel », insiste Gilbert Léonian.
Nées en 1987 à Londres, ces marches ont progressivement essaimé et réunissent des centaines de milliers de personnes en Amérique latine. Pour Christelle, 48 ans, venue pour la première fois depuis le Loiret avec ses deux filles, cet événement permet de « montrer notre foi et faire ce qu’on appelle une communion fraternelle ». Tout au long de la marche, les fidèles ont distribué tracts et brochures aux passants. Des défilés ont également eu lieu en même temps à Lille, Nantes, Brest, Marseille ou encore Strasbourg.
Pour l’année prochaine, Gilbert Léonian a confié son rêve : défiler sur les Champs-Elysées, de la place de la Concorde jusqu’à l’Arc de Triomphe.



