Depuis vendredi, entre 17 000 et 40 000 personnes ont participé à la rave party organisée sur un terrain militaire près de Bourges, dans le Cher. Non loin du site, à Bengy-sur-Craon, la supérette de Marc Trompat, commerçant local, a connu un succès inattendu. Ce commerçant n'est pas prêt d'oublier ce week-end.
Un chiffre d'affaires multiplié par deux ou trois
Alors que la rave party touche à sa fin, Marc Trompat dresse le bilan exceptionnel de ces derniers jours. Le défilé de tecknivaliers a fait gonfler son chiffre d'affaires de deux ou trois fois, confie-t-il à La Montagne. Habituée à une petite affluence, l'arrivée de centaines de teufeurs dans ses rayons l'a plus que surpris. "Il y avait des gens de toute la France, de Bordeaux, de Bretagne, d'Île-de-France, du Sud… et même de l'étranger. C'était complètement fou."
Des rayons dévalisés
Installée depuis 1992 dans le centre de Bengy-sur-Craon, la petite épicerie accueille habituellement quelques habitants du village venant se fournir en produits alimentaires. Marc Trompat n'a pas immédiatement compris ce qui se passait en voyant affluer les nombreuses voitures devant son magasin, vendredi 1er mai. Le commerçant est content d'avoir vu autant de participants. "Ils étaient sympas, même si la communication n'était pas toujours évidente", à cause de la barrière de la langue. Nourritures, boissons et batteries portables : les festivaliers "ont vidé les rayons", ajoute Marc Trompat.
Une fête illégale
Depuis le 1er mai, jusqu'à 40 000 teufeurs se sont rendus sur le terrain militaire de Cornusse, près de Bourges. Le dimanche 3 mai, un obus a été retrouvé "en bordure du site du Teknival", avait annoncé la préfecture du Cher. Dimanche, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a réaffirmé que "ces rassemblements musicaux sont soumis à des règles juridiques. Dès lors qu'un rassemblement musical dépasse 500 personnes, il faut le déclarer en préfecture". "Ce qui s'est passé depuis la nuit de jeudi à vendredi n'obéit à aucune de ces règles juridiques. C'est donc un rassemblement illégal", a-t-il conclu.



