« Les maladies ne s’arrêtent pas aux frontières ». Mais le risque d’une infection à Ebola dans l’UE est « très faible » affirme ce mercredi la Commission européenne. Selon elle, « rien n’indique » que les Européens devraient prendre des mesures spécifiques au-delà des recommandations habituelles de santé publique.
L'OMS déclenche une alerte sanitaire internationale
L’OMS a déclenché dimanche une alerte sanitaire internationale pour faire face à cette nouvelle flambée d’Ebola en République démocratique du Congo. Il s'agit de la dix-septième épidémie dans ce vaste pays d’Afrique centrale de plus de 100 millions d’habitants. « Nous mettons tout en œuvre pour venir en aide à la RDC », indique la Commission européenne.
« Un pont aérien humanitaire est en train d’être mis en place, et donc nous allons bientôt y acheminer du matériel essentiel : des médicaments, des équipements de protection, du matériel de lutte contre les infections, des tentes, tout ce dont ils ont besoin », a-t-elle assuré.
Pas d'urgence pandémique selon l'OMS
« L’OMS a évalué le risque épidémique comme étant élevé aux niveaux national et régional et faible au niveau mondial », a déclaré de son côté le directeur général de l’OMS. Un comité d’urgence sur cette épidémie s’est tenu mardi, en charge d’émettre des recommandations aux États. Il résulte de ses conclusions qu’à ce stade, l’épidémie « ne répond pas » aux critères d’une urgence pandémique, confirmant le constat précédemment communiqué par la direction de l’OMS.
L’épidémie d’Ebola, déjà suspectée d’avoir fait 139 morts pour près de 600 cas probables, se propage dans l’est de la RDC et pourrait se prolonger. Le virus provoque une fièvre hémorragique très meurtrière qui a fait plus de 15 000 morts en Afrique au cours des 50 dernières années. Mais il est relativement moins contagieux par exemple que le Covid-19 ou la rougeole.



