Le prince Albert II de Monaco et la princesse Charlène ont participé, le 1er juillet 2026, à une cérémonie d'hommage au commandant Jean-Baptiste Charcot, organisée au large de la côte ouest de l'Islande, à l'endroit même où son navire le Pourquoi-Pas ? a fait naufrage en 1936. L'événement s'est déroulé en présence d'Anne Manipoud-Charcot, arrière-petite-fille de l'explorateur, et d'Ólafur Ragnar Grímsson, ancien président de l'Islande.
Un hommage qui lance une expédition scientifique
Cette cérémonie marquait le lancement officiel d'un voyage d'engagement et de science au Groenland, conduit par l'Institut océanographique de Monaco, auquel le couple princier participe. Elle a permis de rappeler les liens historiques unissant l'explorateur français au trisaïeul du Souverain, le prince Albert Ier, qui partageaient une même passion pour l'océan, la découverte et les sciences.
Des liens d'amitié avec Albert Ier
Entre 1885 et 1915, le prince Albert Ier mena 28 campagnes scientifiques en mer et apporta notamment son soutien à la seconde expédition antarctique de Charcot en mettant à sa disposition du matériel destiné à ses recherches océanographiques. Les deux hommes entretinrent une correspondance pendant de longues années, conservée dans les archives du Musée océanographique de Monaco. Jean-Baptiste Charcot participa également à l'inauguration de l'Institut océanographique de Paris en 1911, où il donna quatorze conférences et siégea à son conseil scientifique jusqu'à sa disparition.
« Leur amitié continue de résonner aujourd'hui »
Robert Calcagno, directeur général de l'Institut océanographique de Monaco, a souligné la dimension particulière de cet hommage : « Quatre-vingt-dix ans plus tard, nous nous retrouvons ici en présence de leurs descendants directs : le prince Albert II de Monaco et Anne Manipoud-Charcot. Je pense que le prince Albert Ier et le commandant Charcot auraient été profondément émus de voir que leur amitié continue de résonner aujourd'hui, et que les valeurs qu'ils partageaient continuent de nous guider. »
De son côté, Anne Manipoud-Charcot a insisté sur l'actualité du message de son arrière-grand-père : « Les régions polaires – que Charcot s'est tant efforcé de faire connaître au monde entier – sont aujourd'hui au cœur de l'équilibre vital de notre planète. Plus que jamais, elles nous invitent à observer, à comprendre, à transmettre nos connaissances et à protéger. »



