Quelque 500 personnes ont participé à la troisième marche des fiertés de Libourne, un événement devenu un symbole fort pour la communauté LGBTQI+ dans la région. Organisée par l'association Action Fierté.es, cette pride du Libournais a fédéré bien au-delà de ses frontières, attirant des participants de toute la Nouvelle-Aquitaine.
Un défilé haut en couleur
Ce samedi 9 mai, le cortège est parti des quais de Libourne pour un défilé haut en couleur dans les rues de la bastide. Le village associatif, installé sur le quai du Général-d'Amade, a également connu une forte affluence grâce à ses stands, food trucks et bar associatif. La manifestation a été soutenue par la municipalité et par plusieurs associations partenaires telles que le Gyrophare, SOS Homophobie ou encore le centre LGBT rural Nord-Gironde.
Un point d'orgue de la Semaine des fiertés
Cette marche constituait le point d'orgue de la Semaine des fiertés. Théo, originaire de Libourne et fidèle de l'événement, témoigne : « Je me devais d'être présent. Cela n'a pas toujours été simple d'être queer à Libourne. Il est bon de voir une pride ici, pas uniquement dans les grandes villes. » Meïssame, venu de Bordeaux, renchérit : « Il faut célébrer partout. Il faut montrer que nous sommes là, que nous vivons tous ensemble, que tout se passe bien. »
Une diversité de drapeaux et de revendications
Dans les rues, toute la gamme des drapeaux LGBTQI+ était déployée : du drapeau des fiertés à celui de la communauté bear, en passant par ceux identifiant les trans ou les adeptes du polyamour. Curt, membre de l'organisation de la pride de Bordeaux, souligne : « C'est important d'être là. Libourne est une ville qui soutient les communautés LGBT, il y a des associations pour accompagner les jeunes. Cela aide à s'identifier. Il est important d'être représentés partout, y compris dans ces territoires ruraux. »
Rendre visibles les réalités LGBT+ en milieu rural
Action Fierté.es revendique ainsi l'importance de rendre visibles les réalités LGBT+ là où elles le sont encore trop peu, notamment dans les zones rurales. Cette troisième édition a montré que la pride peut et doit exister au-delà des grandes métropoles, offrant un espace de célébration et de revendication pour toutes et tous.



