Les États-Unis ont annoncé mercredi le déblocage de « jusqu'à 100 millions de dollars » pour la restauration de l'arche du sarcophage de Tchernobyl, en Ukraine, endommagée l'année dernière par une attaque de drone russe. Washington appelle ses partenaires du G7 à faire de même pour couvrir le coût total estimé à environ 500 millions d'euros.
Une structure vitale endommagée
En février 2025, la structure métallique installée en 2016 pour recouvrir le réacteur détruit en avril 1986 a été perforée par un drone russe. La France, qui préside actuellement le G7, avait indiqué en mars que le coût de cette restauration s'élève « aux alentours de 500 millions d'euros ». Sans réparation, la structure ne peut plus assurer une protection suffisante, menaçant l'Europe d'une fuite de matières hautement radioactives.
Un appel à la solidarité internationale
Le département d'État américain a déclaré : « Sans travaux de réparation, la structure ne peut plus assurer une protection suffisante, ce qui fait planer la menace d'une fuite dangereuse de matières hautement radioactives en Europe. » Il a ajouté : « Nous appelons nos partenaires du G7 et européens à suivre cet exemple et à prendre des engagements financiers substantiels afin de partager la charge de ces réparations indispensables. »
Les risques persistants selon Greenpeace
Dans un rapport paru mi-avril 2026, l'ONG Greenpeace explique que la nouvelle enceinte n'a pas pu être « pleinement rétablie » malgré les travaux de réparation. Selon l'organisation, « cela accroît le risque de rejets de radioactivité dans l'environnement, notamment en cas d'effondrement » du vieux sarcophage interne. Les vestiges de la centrale sont recouverts d'une enveloppe interne en acier et en béton, construite à la hâte après la catastrophe de 1986, et d'une enveloppe externe moderne, la nouvelle enceinte de confinement.
L'Ukraine accuse la Russie de viser le site depuis le début de l'invasion en 2022 et de l'avoir frappé en 2025, endommageant la structure qui protège le sarcophage de Tchernobyl. Les 100 millions de dollars américains constituent une première contribution, mais 400 millions restent à trouver pour achever la restauration.



