Sécheresse printanière en Charente-Maritime après les inondations
Sécheresse printanière en Charente-Maritime

Un contraste saisissant entre l'hiver et le printemps

Après les inondations dévastatrices de l'hiver, la Charente-Maritime fait face à une sécheresse printanière préoccupante. En février, la station météo de La Rochelle avait enregistré 117 millimètres de pluie, soit le double de la normale calculée sur la période 1991-2020. Ce pic de précipitations, survenu après plusieurs mois très arrosés, avait provoqué des débordements de la Charente, de la Boutonne et de leurs affluents, inondant des dizaines de maisons et submergeant des kilomètres carrés de champs.

Aujourd'hui, le contraste est frappant. En cette fin avril, avant le retour des pluies prévu pour les mercredi 29 et jeudi 30, le temps est plutôt aux T-shirts et sandales. Selon les données d'infoclimat.fr, il n'est tombé que 9 millimètres de pluie à La Rochelle entre le 1er et le 28 avril, alors que la norme mensuelle est d'environ 60 mm. La dernière averse significative remonte au dimanche 12 avril. Le mois de mars avait déjà été déficitaire de 39 % par rapport à la normale, avec seulement 35 mm de précipitations, dont plus de la moitié tombée le seul vendredi 13 mars.

Une sécheresse généralisée dans le département

À l'autre bout du département, à Chepniers en Haute-Saintonge, le constat est similaire : 10 mm en avril, limités au week-end des 11-12 avril, et 27 mm en mars, un total très faible. La sécheresse des sols y fait craindre des incendies précoces. Dans une position plus centrale, les relevés de Fontcouverte, près de Saintes, illustrent la même pénurie : seulement 3 mm de pluie entre le 1er et le 28 avril et 30 mm en mars.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Des besoins en eau critiques pour la végétation

Ces bilans très insuffisants coïncident avec les besoins marqués de la végétation en pleine croissance printanière, qu'il s'agisse des jardins, des cultures, des forêts ou des plantes sauvages. Le recours à l'irrigation a déjà démarré dans la plaine céréalière d'Aunis. Le retour de pluies intermittentes annoncé devrait ramener l'anomalie à de plus justes proportions, mais la situation reste sous surveillance.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale