Martigues : Naphtachimie paie 1,2 million d'euros pour fuites polluantes
Naphtachimie condamnée à payer 1,2 million d'euros

Deux fuites à plus d'un million d'euros. La société pétrochimique Naphtachimie installée à Martigues va régler une ardoise d'1,2 million d'euros après la signature avec le tribunal judiciaire de Marseille d'une Convention Judiciaire d'Intérêt Public Environnementale (CJIP-E), annonce ce mardi le parquet de Marseille. Cet outil juridique créé en 2020 permet à une entreprise d'éviter un procès en reconnaissant les faits, en payant une amende et en s'engageant à réparer les dégâts selon le principe du pollueur-payeur.

Deux incidents distincts

Par deux fois, en 2018 puis en 2022, le site Naphtachimie de Lavéra, à Martigues, a connu des fuites sur son installation, située en bord de mer. Une première en juillet 2018 où près de 50 tonnes d'huile de pyrolyse, une substance toxique pour les organismes aquatiques, s'étaient déversées pendant près de douze heures dans l'anse d'Auguette à cause d'un joint défectueux. La seconde, en avril 2022 présentait un volume bien inférieur avec la fuite d'une tonne s'échappant cette fois d'une tuyauterie rongée par la corrosion.

Réparations et dépollution

Au-delà de l'amende, Naphtachimie devra indemniser les associations environnementales FNE et FNE PACA, parties civiles dans cette procédure. Aussi, la société s'est engagée à financer une opération de dépollution expérimentale de l'anse d'Auguette par bioremédiation, technique qui fait appel à des micro-organismes pour décomposer les substances toxiques, et financer son suivi scientifique. Il s'agit de la sixième CJIP-E validée par le tribunal de Marseille depuis sa création en 2020.

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