Cryogénisation : le transhumaniste Anders Sandberg prédit un avenir prometteur
Cryogénisation : Sandberg voit un avenir prometteur

Anders Sandberg, chercheur en transhumanisme à l'Université d'Oxford, est convaincu que la cryogénisation, le processus de conservation des corps à basse température dans l'espoir d'une résurrection future, finira par s'imposer. Dans un entretien accordé à L'Express, il explique que les progrès technologiques rendront cette pratique de plus en plus accessible et acceptée.

Une pratique en pleine expansion

Sandberg note que la cryogénisation suscite un intérêt croissant, notamment aux États-Unis et en Europe. Selon lui, le nombre de personnes ayant recours à cette technique augmente chaque année. Il cite l'exemple de la société américaine Alcor, qui compte déjà plus de 1 000 membres et 180 corps congelés. « Les gens finiront par y venir », assure-t-il, en raison des avancées dans les domaines de la nanotechnologie et de la biologie moléculaire.

Les défis techniques et éthiques

Le transhumaniste reconnaît que la cryogénisation soulève des questions éthiques complexes. Il évoque notamment le problème de l'identité personnelle et de la continuité de la conscience. « Si on vous réveille dans 200 ans, êtes-vous toujours la même personne ? », interroge-t-il. Sandberg estime que ces questions nécessitent un débat public approfondi, mais il reste optimiste quant à la capacité de la science à les résoudre.

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Un avenir prometteur

Sandberg prédit que d'ici 50 à 100 ans, la cryogénisation pourrait devenir une pratique courante, comparable à l'assurance-vie. Il insiste sur l'importance de développer des technologies de réparation cellulaire, comme les nanorobots, pour rendre la résurrection viable. « Nous avons besoin de progrès dans la nanomédecine et l'intelligence artificielle », précise-t-il.

Le chercheur reconnaît toutefois que la cryogénisation reste spéculative et que les chances de succès sont incertaines. Néanmoins, il considère que le risque financier est faible par rapport au potentiel bénéfice. « Même si les chances sont de 1 %, cela vaut la peine d'essayer », affirme-t-il.

Sandberg appelle à une régulation éthique de la cryogénisation pour éviter les abus. Il suggère la création de comités d'éthique indépendants et une transparence totale sur les procédures. « Il faut que les gens comprennent ce à quoi ils s'engagent », conclut-il.

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