Longtemps réticentes, les compagnies aériennes françaises s'engagent désormais résolument dans la voie des carburants durables. Cette conversion vise à réduire leur empreinte carbone et à s'affranchir de la dépendance au kérosène, un défi majeur pour le secteur.
Un virage stratégique
Air France, en partenariat avec TotalEnergies, a annoncé l'utilisation de carburant d'aviation durable (SAF) sur plusieurs de ses vols long-courriers. Ce carburant, produit à partir de déchets agricoles ou d'huiles de cuisson usagées, permet de réduire les émissions de CO2 de 80 % par rapport au kérosène traditionnel.
Des objectifs ambitieux
La compagnie prévoit d'intégrer 10 % de SAF dans ses réservoirs d'ici 2030, contre 1 % actuellement. D'autres transporteurs, comme Transavia et Corsair, suivent le mouvement avec des objectifs similaires. Cette transition est soutenue par le gouvernement français, qui a fixé un objectif de 5 % de SAF dans les aéroports français d'ici 2025.
- Réduction des émissions de CO2 de 80 % avec le SAF.
- Objectif de 10 % de SAF pour Air France d'ici 2030.
- Soutien gouvernemental pour atteindre 5 % de SAF dans les aéroports d'ici 2025.
Les défis à relever
Malgré cet engouement, des obstacles persistent : le coût élevé du SAF (3 à 5 fois plus cher que le kérosène) et une production encore limitée. Pour y remédier, des investissements dans de nouvelles usines de production sont prévus, notamment en France et en Europe.
Les compagnies aériennes françaises espèrent ainsi contribuer à l'objectif de neutralité carbone du secteur d'ici 2050, tout en restant compétitives face à la concurrence internationale.



