Les fêtes du quartier Bibi Beaurivage, à Biarritz, s'achèveront ce dimanche soir, au terme de six jours d'animations, de musique, d'apéros, de concours gastronomiques et de moments partagés. L'édition 2026 marquait les 30 ans de cet événement, pensé comme un rendez-vous populaire et familial, où se croisent enfants, parents et anciens. Ce samedi, même la pluie n'a pas gâché la fête. Peu après 18 heures, l'Encierro txiki faisait déambuler ses taureaux sur roulettes, place Pradier, au milieu de fêtards capuches vissées sur la tête ou parapluie en main. Sous l'impulsion des membres de l'association Arroka, les voix se sont unies pour les traditionnels chants des fêtes de Bibi Beaurivage, perpétuant ainsi la culture basque au cœur du quartier.
Des souvenirs qui traversent les générations
Daniel, de la tamborrada Marinelak de Saint-Jean-de-Luz, fait résonner quelques coups de tambour avant la sortie des taureaux. « Je me souviens de mes premières fêtes de Bibi, c'était il y a dix ans ! Il faisait beau, ce jour-là », sourit-il, quelques gouttes perlant sur son béret. « On avait défilé avec un vent du sud, une vue dégagée sur les montagnes, l'océan, les Trois Couronnes, et à l'arrivée un petit casse-croûte. Que demander de plus ? »
Valérie, habituée des fêtes, a vécu vingt ans dans le quartier. « Mes premières fêtes de Bibi remontent à 2003. J'avais été impressionnée par le monde, et surtout par l'ambiance. Je connaissais beaucoup de fêtes au Pays basque, mais j'ai été surprise de retrouver cet esprit à Biarritz. » « Tout le monde se connaissait. C'était, en fait, un immense repas de voisins », rembobine-t-elle, avec une pointe de nostalgie.
Une grande famille qui s'agrandit
Avec les années, les fêtes ont pris de l'ampleur. « Elles attirent vraiment beaucoup, beaucoup de monde. C'est une petite structure, il faut pouvoir absorber tout cela », estime Isabelle, l'épouse de Jean-Marc Pees, coprésident du comité des fêtes de Bibi. « Il n'y a pas une année qui soit moins belle que les autres, sourit-elle. Ce qui est beau, c'est que l'on retrouve les anciens copains. Et puis il y a aussi les nouveaux habitants du quartier, et on forme une grande famille ! »
Parmi les nouveaux adeptes de Bibi, Sandrine et Gilles, mariés depuis vingt-six ans. Gilles est originaire du Béarn. Installé dans les Alpes-Maritimes, le couple revient une à deux fois par an au Pays basque, pour rendre visite au frère et à la mère de Gilles, qui vivent à Biarritz. Sandrine découvre les fêtes de Bibi, et se dit déjà conquise. « J'adore. J'aime ce côté festif, les gens sont gentils. Et le bon cidre, on l'apprécie aussi », sourit-elle. Son époux abonde : « Les gens sont vraiment sympas, on ne sent aucune agressivité. On vient ici avec le sourire, et en confiance. »
Le couple était déjà présent la veille et a particulièrement apprécié la carte blanche musicale donnée à Saxa Goth. Ils ont tenu à revenir ce samedi, avec une mission en tête : acheter le foulard original des fêtes, que Sandrine noue fièrement à son cou.
Un programme riche pour clôturer en beauté
Bonne nouvelle pour tous, les fêtes de Bibi ne sont pas finies. Elles se poursuivent jusqu'à dimanche soir, 19 heures. Le programme de ce dimanche :
- 9 heures : tournoi de pétanque, petit jardin place Jean-Baptiste-Lassalle.
- 11 heures : finale de mus à la Tantina de Burgos ; concours de tortilla de patatas, place Pradier.
- Midi : txistorrada, buvette Harispe (offerte par le comité).
- 12h30 : concert de Julie Rouault place Pradier.
- 17h30 : remise des trophées, de la pétanque et du surf, place Pradier.
- 19 heures : clôture des fêtes.



