Depuis l'incendie qui a ravagé l'entrepôt de la société de transport Stef dans la zone industrielle de Carros le 10 mars 2026, les riverains expriment leur exaspération face aux nuisances persistantes. Les déchets alimentaires laissés sur place attirent insectes et oiseaux, provoquant des désagréments quotidiens.
Des nuisances insupportables pour les riverains
« Ça devient de plus en plus pénible ! Depuis l'incendie de l'entrepôt de Stef le 10 mars, rien n'a bougé, rien n'a été enlevé. Comme il y avait des denrées alimentaires, ça attire les insectes et les oiseaux », déplore Yvan Servelle, dont l'entreprise est située à quelques mètres du sinistre. Ses voisins et lui réclament une intervention rapide pour remédier à la situation.
« Les odeurs sont vraiment désagréables, ajoute-t-il. Avec la chaleur, ça ne s'arrange pas. » Une salariée du secteur, qui préfère garder l'anonymat, témoigne : « Il y a des nuées de mouches. Dès qu'on ouvre les fenêtres, elles rentrent dans les bureaux alors, on évite. » Tous partagent le même constat : « Ce n'est pas très grave, mais ça devient gênant à la longue. »
Yvan Servelle souligne également la présence croissante de mouettes : « Elles viennent manger ce qu'elles trouvent là-bas. Nos voitures sont pleines de fientes. À un moment, la présence de toutes ces bêtes risque de poser un problème sanitaire. »
La société Stef promet une intervention imminente
Contactée, la société Stef n'a pas souhaité commenter en détail, mais affirme avoir « d'ores et déjà accompli toutes les diligences pour prévoir des travaux de déblaiement (entreprises sélectionnées et retenues). La date d'intervention ne saurait tarder, mais elle n'est pas encore fixée car elle dépend de la finalisation du processus des expertises. »
Les services de l'État mobilisés
La Direction régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (Dreal) PACA suit le dossier avec attention. Une visite d'inspection a été réalisée le 11 mars, suivie d'un arrêté préfectoral d'urgence le lendemain. Ce dernier imposait des mesures de mise en sécurité, l'évacuation des eaux d'extinction, la remise d'un rapport d'accident et une surveillance environnementale. Les premiers résultats n'ont montré « aucune anomalie préoccupante », mais la surveillance se poursuit, notamment sur les eaux souterraines et les végétaux.
Une nouvelle visite de l'UD DREAL a eu lieu le 13 mai en présence de l'Agence Régionale de Santé (ARS) pour vérifier l'application de l'arrêté. Les constats indiquent que les mesures ont été mises en œuvre par l'exploitant. L'Inspection des installations classées propose un projet d'arrêté préfectoral pour faire évacuer les déchets présents sur le site.



