JO 2030 : le CIO menace de délocaliser le pôle glace de Nice
JO 2030 : ultimatum du CIO pour le pôle glace à Nice

Publicité « C’est tout ou rien » : le CIO aurait posé un ultimatum à la municipalité et menacerait de délocaliser le pôle glace des JO-2030 prévu à Nice

À un mois de la révélation officielle des sites des Jeux Olympiques d’hiver 2030, le Comité international olympique (CIO) tape du poing sur la table. Refusant un pôle glace géographiquement éclaté à Nice, l’instance helvétique menace de délocaliser l’ensemble des épreuves si son cahier des charges écologique n’est pas scrupuleusement respecté.

Le CIO aurait rappelé à l’ordre les organisateurs des JO 2030. La carte des jeux d’hiver 2030 vient-elle, encore une fois, d’être rebattue ? C’est ce qu’affirment plusieurs sources proches du dossier olympique niçois. La dernière réunion technique organisée la semaine dernière se serait achevée par un nouvel ultimatum, émanant cette fois du CIO. Le Comité international olympique aurait rappelé, à cette occasion, qu’il était « le patron ».

Rappel du cahier des charges

Cette vieille institution, installée à Lausanne depuis sa création par Pierre de Coubertin, fêtera ses 132 ans fin juin, au moment même où doit être dévoilée la liste des sites de la candidature Alpes Françaises 2030… Et le « gardien de la flamme » n’entend manifestement pas renoncer à ses prérogatives à cette occasion. « Lors de la dernière réunion avec le COJOP (le Comité d’organisation des JO), le CIO a rappelé le cahier des charges qu’il a fixé : des pôles le plus ramassé possible afin de réduire au maximum les déplacements et donc l’empreinte carbone de ces Jeux », croit savoir un proche du dossier écarté à l’arrivée de la nouvelle municipalité. Le comité olympique aurait ainsi rappelé à l’ordre les organisateurs. En mode, « c’est tout ou rien ». Autrement dit, soit Nice est en capacité d’accueillir le pôle glace dans son entièreté, soit le pôle glace ira ailleurs.

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« Négociations toujours en cours »

Le CIO pourrait ainsi retoquer le compromis scellé le mois dernier entre Éric Ciotti et le président de la Région Sud, Renaud Muselier. Au terme d’un long bras de fer, les deux hommes s’étaient entendus pour délocaliser les épreuves de hockey-sur-glace masculin initialement prévues à l’Allianz Riviera. Une ligne rouge pour le maire de Nice qui ne veut pas priver le club de football de la ville de son stade. « D’autant moins qu’il nous a été récemment confirmé que ce ne serait pas pour deux ou trois matchs seulement, comme le disait Christian Estrosi, mais pour une durée de 9 mois », souffle un de ses collaborateurs. Pas question, pour autant, de jeter de l’huile sur le feu. Du côté de Nice comme de Marseille on se borne officiellement à rappeler que « les négociations sont toujours en cours » et que « pour le moment rien n’a été arrêté définitivement ».

Le COJOP, lui, évoque « une réunion technique comme il y en a très régulièrement »… Sans confirmer, ni infirmer, un éventuel point de rupture du CIO. « Ce qui est sûr, assure un ancien membre des instances olympiques, c’est qu’in fine, c’est bien Lausanne qui aura le dernier mot. Parce que le patron des Jeux, ce ne sont ni les villes, ni les régions ni même le pays hôte… C’est le CIO ! » Et le temps des pourparlers se réduit de jour en jour. La date de publication de la carte des sites olympiques de 2030 a été annoncée pour le 29 juin. C’est-à-dire dans un mois.

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