L'Organisation météorologique mondiale (OMM), une agence de l'ONU, a alerté le 3 juillet 2026 sur un épisode El Niño de forte intensité, qui devrait provoquer des phénomènes météorologiques extrêmes à l'échelle mondiale. Selon l'OMM, cet épisode a débuté en juin 2026 et pourrait se poursuivre jusqu'au début de l'année 2027.
Des températures records attendues
L'OMM estime que cet El Niño pourrait être l'un des plus puissants jamais enregistrés, avec des températures de surface de la mer dans le Pacifique équatorial dépassant de 2,5 °C la moyenne. Cela pourrait entraîner une hausse des températures mondiales, augmentant la probabilité de battre des records de chaleur. Selon le secrétaire général de l'OMM, Petteri Taalas, « cet épisode El Niño pourrait faire grimper les températures mondiales à des niveaux jamais vus ».
Les impacts attendus incluent des sécheresses sévères en Australie, en Indonésie et dans certaines parties de l'Afrique, ainsi que des inondations dans l'est de l'Afrique et en Amérique du Sud. L'OMM souligne que ces événements pourraient aggraver les crises alimentaires et sanitaires dans les régions vulnérables.
Un phénomène amplifié par le changement climatique
L'OMM rappelle que le changement climatique d'origine humaine amplifie les effets d'El Niño. « Chaque épisode El Niño est désormais plus chaud qu'il ne l'aurait été sans le réchauffement climatique », a déclaré Taalas. L'agence appelle les gouvernements à se préparer aux conséquences, notamment en renforçant les systèmes d'alerte précoce et les plans d'urgence.
L'épisode actuel succède à une phase La Niña de trois ans, qui avait contribué à des températures plus fraîches dans certaines régions. L'OMM prévoit que les prochains mois seront marqués par une augmentation des phénomènes extrêmes, comme les cyclones tropicaux, les vagues de chaleur et les précipitations intenses.
Des conséquences économiques et humanitaires
Les experts estiment que les dégâts économiques pourraient se chiffrer en milliards de dollars, affectant l'agriculture, les infrastructures et la santé publique. L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) s'inquiète particulièrement des récoltes en Asie du Sud-Est et en Afrique australe. « Nous devons agir rapidement pour éviter une crise alimentaire majeure », a averti un porte-parole de la FAO.
L'OMM insiste sur la nécessité d'une coopération internationale pour atténuer les impacts. Des mesures d'adaptation, comme la gestion des ressources en eau et la diversification des cultures, sont recommandées pour les pays les plus exposés.



