Un palmier australien planté à Menton pour les 150 ans du jardin Val Rahmeh
Palmier australien planté à Menton pour les 150 ans du jardin

Pour célébrer les 150 ans du jardin botanique Val Rahmeh, à Menton, un nouveau palmier des collections du Muséum national d’Histoire naturelle a été planté. Lors de l’inauguration de la villa restaurée du jardin botanique Val Rahmeh, mardi 9 juin 2026, un palmier queue-de-renard – originaire d’Australie – a été planté dans ce site emblématique de Menton. L’espèce subtropicale n’aurait pu pousser dans les Alpes-Maritimes il y a une trentaine d’années.

Un spécimen scientifique pour la recherche

Son nom scientifique est Wodyetia bifurcata, mais on retiendra plus volontiers son nom commun : palmier queue-de-renard. À l’occasion de l’inauguration de la villa restaurée du jardin Val Rahmeh, le 9 juin 2026, un exemplaire a été planté sur site. « C’est un palmier qui rejoint en 2026 les collections vivantes du Muséum national d’Histoire naturelle présentées au public, pose Isabelle Glais, directrice des jardins botaniques de l’institution. Il faut savoir que l’on célèbre cette année les 400 ans du grand frère du Val Rahmeh : le jardin des Plantes. Depuis quatre siècles, le Muséum cultive, étudie et transmet les connaissances du monde végétal. »

Le nouveau palmier s’inscrit ainsi dans la collection des 53 000 espèces conservées dans les quatre jardins du Muséum national d’histoire naturelle. « C’est un spécimen scientifique. Il va être étiqueté et documenté. Il est destiné à être observé et étudié au bénéfice de la recherche et de la conservation de la biodiversité », détaille la directrice.

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Une espèce découverte récemment

« Le palmier queue-de-renard est originaire du nord-est de l’Australie. Il était seulement connu des populations aborigènes jusqu’à sa découverte par les botanistes en 1970. Il a été décrit en 1983 », indique Christophe Joulin, responsable du Val Rahmeh. Âgé d’une dizaine d’années, le néo-Mentonnais a été cultivé en serre à partir de graines provenant de milieux naturels. « C’est important car nous sommes attachés à la traçabilité de nos collections. »

Un témoignage du changement climatique

La plantation illustre par ailleurs l’une des missions essentielles du jardin botanique : l’acclimatation de plantes remarquables, rares ou disparues. « C’est une espèce subtropicale. Il était peu envisageable de la mettre en pleine terre il y a trente ans, note Christophe Joulin. Mais aujourd’hui, les conditions devenues favorables à son développement témoignent concrètement de l’évolution constante du climat. »

Le jardin Val Rahmeh, qui vient de fêter ses 150 ans, a vu sa villa entièrement restaurée. Cet événement marque une étape importante pour ce site emblématique de Menton, alliant patrimoine et engagement pour la biodiversité.

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