Un projet innovant pour observer les chiroptères
Le Syndicat mixte Provence verte Verdon (SMPVV) et le Parc naturel régional de la Sainte-Baume lancent le projet « Batcam : chauves-souris en direct ». Celui-ci prévoit l'installation de caméras infrarouges dans quatre gîtes de reproduction afin de filmer en continu la vie des chauves-souris, sans les déranger.
Un territoire clé pour la conservation
Le projet s'étend sur trois sites Natura 2000 : les sources et tufs du Haut Var, le Val d'Argens et le massif de la Sainte-Baume. Sur les trente-six espèces de chauves-souris présentes en France métropolitaine, trente vivent dans cette région, dont certaines sont très menacées. « Notre territoire joue un rôle essentiel dans la conservation et le renouvellement des populations », explique Lucas Margris, animateur Natura 2000.
Trois espèces ciblées
Les caméras observeront trois espèces : le Murin à oreilles échancrées, le petit rhinolophe et le grand rhinolophe. Ces chiroptères sont anthropophiles, c'est-à-dire qu'ils utilisent des bâtiments humains pour se reproduire. L'objectif est de mieux connaître leur cycle de vie : arrivée, départ, mise bas, et de relier ces données aux changements climatiques.
Un volet pédagogique pour les scolaires
Le projet inclut un volet éducatif destiné aux élèves de CM1 et CM2 du territoire. Des interventions en classe et sur le terrain seront menées par une association spécialisée, avec un joystick permettant de diriger les caméras à distance. Un poster présentant les espèces locales et un film retraçant le projet seront également réalisés.
Quand voir les images ?
Les caméras seront installées à l'automne ou cet hiver, lorsque les chauves-souris auront quitté les gîtes. Le public pourra accéder aux images en direct via le site du syndicat mixte à partir de 2027. Les supports pédagogiques et le film seront également déployés cette année-là.
Le rôle essentiel des chauves-souris
Les chauves-souris sont des mammifères insectivores qui consomment chaque nuit jusqu'à un tiers de leur poids en insectes, régulant ainsi les populations de ravageurs forestiers et agricoles, y compris les moustiques. En hiver, elles hibernent dans des endroits frais et humides, puis se réveillent au printemps pour rejoindre les gîtes de reproduction.



