Partage de voitures : une solution efficace contre le réchauffement climatique ?
Partage de voitures : efficace contre le réchauffement ?

Le partage de voitures, qu'il s'agisse de covoiturage ou d'autopartage, est souvent présenté comme une solution clé pour réduire l'empreinte carbone des transports. Mais quelle est son efficacité réelle face au réchauffement climatique ? Une étude récente de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) apporte des chiffres concrets.

Un impact mesurable sur les émissions de CO2

Selon l'Ademe, le covoiturage permet de réduire les émissions de CO2 de 50 à 70 % par passager par rapport à un trajet effectué seul en voiture. En France, le covoiturage a permis d'économiser environ 1,5 million de tonnes de CO2 en 2025, soit l'équivalent des émissions annuelles d'une ville comme Marseille. L'autopartage, quant à lui, réduit le nombre de véhicules en circulation : chaque voiture partagée remplace en moyenne 5 à 8 véhicules personnels.

Des pratiques en pleine expansion

Le nombre de trajets en covoiturage a augmenté de 30 % en 2025 par rapport à l'année précédente, selon les données de la plateforme BlaBlaCar. L'autopartage, porté par des services comme Getaround ou Citiz, compte désormais plus de 2 millions d'utilisateurs en France. "Le partage de voitures est devenu une habitude pour de nombreux Français, surtout dans les zones urbaines et périurbaines", explique Marie Dupont, spécialiste mobilité à l'Ademe.

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Des limites à prendre en compte

Malgré ces chiffres encourageants, le partage de voitures n'est pas une solution miracle. Il ne concerne que les trajets déjà effectués en voiture et n'incite pas nécessairement à réduire la dépendance à l'automobile. De plus, son impact reste limité face à des alternatives comme les transports en commun ou le vélo. "Le covoiturage est une solution transitoire, mais il ne doit pas freiner le développement de mobilités plus durables", avertit Jean Martin, chercheur au CNRS.

Vers une généralisation ?

Pour maximiser son potentiel, les pouvoirs publics multiplient les incitations : voies réservées, aides financières, ou encore intégration dans les plans de mobilité des entreprises. L'objectif est de tripler la part du covoiturage dans les déplacements domicile-travail d'ici 2030. Reste à savoir si ces mesures suffiront à faire du partage de voitures un levier majeur de la transition écologique.

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