Danse-thérapie à Hyères : un atelier qui motive les patients en rééducation
Danse-thérapie à Hyères : un atelier motivant pour patients

Danse-thérapie à l'hôpital Léon Bérard : une bouffée d'air pour les patients en rééducation

Les premières notes de musique résonnent, des foulards s'agitent en rythme. L'atelier de danse-thérapie destiné aux patients du service de rééducation neurovasculaire de l'hôpital Léon Bérard à Hyères vient de débuter. Animé par Céline Exertier, kinésithérapeute titulaire d'un diplôme universitaire en danse santé et vieillissement, cet atelier offre une parenthèse hors du temps de soins pour les patients hospitalisés durant de longues semaines.

« Petite, on m'a interdit la danse à cause d'un surpoids ! Je sais aujourd'hui que cette activité peut convenir à tout le monde, à tous les corps, à toutes les pathologies, explique-t-elle en préambule. C'est un sport qui fait aussi travailler les fonctions cognitives : la répétitivité, le rythme et la qualité du geste. Il est tout à fait indiqué pour des patients qui ont des troubles de la mémoire ou de la coordination par exemple. On travaille bien sûr aussi la musculation, la souplesse et l'équilibre, essentiel pour prévenir les chutes. »

Une pratique adaptée à tous les profils

Pour garantir la sécurité des participants aux profils variés (post-AVC, maladie de Parkinson, sclérose en plaques, débuts de démence...), Céline a opté pour la danse assise et est assistée par un aide-soignant durant l'atelier. Loin des exigences de performance, la danse-thérapie se concentre sur les capacités de chacun. « On part de ce que chacun peut faire : bouger un seul côté quand on est hémiplégique par exemple. »

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La consigne est primordiale : « Je ne demande jamais de lever les bras, je vais plutôt inciter à monter les foulards le plus haut possible ou à les faire tourner, inviter à attraper les étoiles, à dessiner un soleil. Cette technique de focalisation externe permet d'oublier les incapacités. »

Cette approche produit parfois des surprises : « La danse contribue à la plasticité cérébrale. Dès qu'on lance la musique, elle ravive la mémoire des gestes. Et on s'aperçoit que ce patient bouge un peu un bras qu'on croyait immobile ou qu'un autre parvient à lever les mains bien plus haut qu'on l'imaginait ! »

Un cercle vertueux pour la rééducation

Pratiquée à l'écart des salles de soins, la danse-thérapie offre une bulle, un temps pour soi, qui permet aussi de lutter contre l'isolement en favorisant les rencontres. « Les participants oublient leur statut de patient. On se retrouve entre danseurs ! »

Le grand intérêt de cette pratique est qu'elle apporte aux patients la démonstration que leur travail quotidien de rééducation n'est pas vain. Beaucoup d'activités et de sports leur sont encore accessibles. La danse leur ouvre le champ des possibles et leur permet de se projeter. Elle favorise ainsi une meilleure implication dans la rééducation, créant un cercle vertueux qui encourage également la poursuite de l'activité physique après l'hospitalisation, lors du retour à domicile.

Un programme de sport santé enrichi à l'hôpital

La Commission médicale d'établissement (CME) de l'hôpital Léon Bérard a renforcé les activités Sport Santé, « avec un programme plus riche et plus régulier » indique la directrice Magali Guerder. « Des ateliers inter-services ont lieu tous les jeudis. Le programme diffusé en amont facilite le fléchage des patients » précise la cadre de rééducation Servane Prieu.

Après le tir à l'arc et la pétanque indoor cet hiver, le ping-pong et le mölkky au printemps, les patients s'initieront au longe-côte dès le mois de juin. Les patients sont adressés par le médecin, sur prescription, dès le bilan d'entrée, ou plus tard à la demande des kinésithérapeutes.

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