Influenza aviaire en Dordogne : nouveau foyer détecté, mesures de sécurité
Nouveau foyer d'influenza aviaire en Dordogne

Un nouveau coup dur frappe la filière avicole en Dordogne. Un foyer d'influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) a été confirmé mercredi 29 avril dans un élevage de canards situé sur la commune de Coulounieix-Chamiers, voisine de Périgueux. Cette découverte a immédiatement déclenché le déploiement de mesures de sécurité par la préfecture départementale.

Périmètres de sécurité instaurés

Pour endiguer tout risque de propagation du virus, la préfète de la Dordogne a mis en place deux périmètres de sécurité. Une zone de protection (ZP) de 3 km a été établie, englobant Coulounieix-Chamiers, Périgueux, ainsi que des parties des communes de Sanilhac et Marsac-sur-l'Isle. Ce premier cercle est complété par une zone de surveillance (ZS) de 10 km s'étendant sur de nombreuses communes limitrophes, parmi lesquelles Trélissac, Boulazac-Isle-Manoire, Chancelade, Château-l'Évêque ou encore Razac-sur-l'Isle.

Mesures drastiques dans les zones concernées

Dans l'ensemble de ces secteurs, les mesures sont strictes : les mouvements de volailles et d'oiseaux captifs sont interdits, sauf dérogation exceptionnelle. La surveillance est renforcée par des autocontrôles obligatoires pour tous les détenteurs. Conformément au protocole de lutte contre le virus, une opération de dépeuplement (abattage) des canards de l'élevage infecté a été menée. L'éleveur, accompagné par les services de l'État (DDETSPP), bénéficiera d'une indemnisation pour les pertes subies.

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Des canards pourtant vaccinés

Fait notable précisé par les autorités : les canards de cet élevage étaient vaccinés, conformément à la réglementation en vigueur. La préfecture rappelle toutefois que si la vaccination réduit efficacement la circulation virale et l'excrétion du virus, « elle ne supprime pas totalement le risque d'infection en cas d'introduction du virus » dans l'exploitation. Alors que la France est placée en niveau de « risque modéré » depuis le 27 avril, les autorités appellent les professionnels et les particuliers détenteurs de basses-cours à une application stricte des mesures de biosécurité. Elles rappellent enfin qu'il n'existe aucun risque pour l'homme à consommer de la viande, du foie gras ou des œufs.

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