La consultation publique sur le futur « RER toulonnais » s'achève ce mardi après-midi. Le registre numérique de l'État sera définitivement clos à 17 heures, mettant fin à une période de participation qui a vu les contributions se multiplier. Ce projet phare de la phase 1 de la Ligne Nouvelle Provence Côte d'Azur (LNPCA) représente un investissement de 347 millions d'euros et vise à transformer les déplacements dans l'aire toulonnaise d'ici 2030.
Un projet ambitieux pour 2030
L'objectif est clair : proposer un train toutes les 15 minutes entre Saint-Cyr et La Pauline (La Garde), avec des connexions vers Hyères et Carnoules. Ce service, comparable à un RER à l'échelle métropolitaine, doit améliorer la mobilité quotidienne des 600 000 habitants de l'aire toulonnaise. Les travaux sont imminents, et la consultation a permis aux citoyens de s'exprimer sur les aménagements prévus.
Sur la plateforme en ligne, les avis reflètent des attentes variées. Certains contributeurs plaident pour un projet plus ambitieux. Anne et Sébastien réclament l'ouverture d'une halte ferroviaire à l'Escaillon, à l'instar de celle de Sainte-Musse. D'autres militent pour la réhabilitation de la gare de La Farlède, une commune de plus de 10 000 habitants où « les bus sont souvent pleins », selon les témoignages.
Des demandes d'amélioration et d'intermodalité
À l'ouest, Lionel, habitant de Bandol, propose la création d'un arrêt « Sanary Centre-Plages » entre les gares d'Ollioules-Sanary et de Bandol, afin d'éviter les embouteillages chroniques sur ce secteur. L'augmentation de la fréquence des rames est largement plébiscitée, mais le succès du report modal dépendra aussi de l'accès aux gares.
Gilles Lehmann, animateur du collectif pour l'essor du vélo à Toulon, insiste sur la nécessité d'« intégrer des aménagements cyclables performants » reliant les gares aux zones d'activités. Il réclame notamment une passerelle dédiée au-dessus de l'A50 pour rejoindre le technopôle de la Mer. De son côté, Noé regrette l'absence d'accès par le nord à la gare de Toulon, ce qui impose aux employés de la préfecture ou de l'hôpital Sainte-Anne « une dizaine de minutes de marche » pour atteindre les quais.
L'intermodalité tarifaire est un autre cheval de bataille. Francis Angelini (Toulon) et Anne rappellent l'importance d'un « abonnement conjoint train + bus » combinant les réseaux Zou ! et Mistral. Ces suggestions visent à faciliter l'utilisation combinée des transports en commun.
Comment participer
Les contributions sont possibles jusqu'à ce mardi, 17 heures, sur le site internet dédié à la consultation publique par voie électronique (PPVE). Les retardataires ont encore quelques heures pour faire entendre leur voix sur ce projet qui promet de révolutionner les déplacements dans la métropole toulonnaise.



