Réunis à Gignac, l'État et les collectivités territoriales ont poursuivi leurs travaux sur le futur Service express régional métropolitain (Serm). Ce projet, estimé à 1,2 milliard d'euros et déployé sur une dizaine d'années, vise à renforcer les transports collectifs autour de Montpellier et à accompagner la future LGV.
Une réunion stratégique à Gignac
Ce jeudi 11 juin, à Gignac, les discussions entre les acteurs du Serm ont permis de faire avancer le sujet des mobilités dans l'Hérault et en Occitanie. « Le Serm est une réflexion stratégique sur la manière de réorganiser les transports urbains, périurbains et de privilégier les transports collectifs », a expliqué Pierre-André Durand, préfet de l'Occitanie.
Selon l'histoire du territoire et les réflexions engagées, « Montpellier est une métropole qui nécessite de développer plutôt les modes routiers, mais pas seulement. Il y a aussi du ferroviaire. Ce Serm se met en place avec des investissements envisagés de l'ordre de 1,2 milliard d'euros et un calendrier de l'ordre de la décennie. Mais on ne part pas de rien et, dans ce programme, il y a différentes échéances en 2028, 2030 », a précisé le représentant de l'État, qui a salué l'unité régnant sur la Métropole et ses alentours. « Cela va permettre aux acteurs du territoire de présenter le projet le 22 juin prochain pour officialiser ce dispositif ».
Les travaux sur le Contournement Ouest de Montpellier sont engagés, tandis que ceux du Lien devraient aboutir d'ici fin 2027.
Étoile routière et LGV
« La prochaine étape est d'obtenir les financements de l'État. Nous avons défini notre besoin, en concertation avec les acteurs locaux, et il a été validé par l'État au niveau régional. Nous avons chiffré les projets d'amélioration des déplacements. Sur l'Hérault, nous sommes plutôt sur une étoile de mobilités routières collectives et sur une ligne ferroviaire littorale qui est très liée à la LGV », a poursuivi Carole Delga, présidente de la Région Occitanie.
La ligne actuelle est « la plus saturée de France. Pour augmenter le nombre de trains entre Montpellier, Béziers et Narbonne, il en faut une deuxième », a tranché l'élue. Ainsi, pour répondre à l'évolution démographique, à la demande de mobilité ferroviaire et réduire le trafic de poids lourds sur les autoroutes et les départementales, « le projet majeur est de créer la LGV. Et le projet, ici (autour de la Métropole), c'est de créer les mobilités routières décarbonées. Sur le calendrier, nous attendons l'arbitrage du ministre des Transports et, plus exactement, du Premier ministre, qui arbitrera dans les prochains mois », a complété Carole Delga.
« Pour l'instant, sur la LGV, il n'y a pas de difficultés sur le calendrier prévisionnel », a souligné Pierre-André Durand.
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