LGV Montpellier-Perpignan : Carole Delga et SNCF Réseau contre-attaquent
LGV : Delga et SNCF Réseau répliquent aux critiques

Le projet de Ligne Nouvelle Montpellier-Perpignan (LNMP) suscite une vive polémique. Après les récentes déclarations de la Ville de Sète et de l'association ALT dans les colonnes de Midi Libre, les partenaires financiers et institutionnels ont décidé de riposter. Dans un communiqué transmis cette semaine, Pierre-André Durand, préfet de la région Occitanie, Carole Delga, présidente de Région et présidente du Conseil d'administration de la Société de la LNMP, ainsi que SNCF Réseau, répondent point par point aux arguments jugés erronés.

Une desserte ferroviaire garantie pour Sète

Les partenaires s'engagent à maintenir une desserte de qualité pour les gares non situées sur le tracé de la LNMP. Ils précisent que les gares de la ligne actuelle bénéficieront de liaisons grande vitesse, que les Intercités seront renforcés et que la fréquence des trains régionaux liO sera augmentée. L'objectif est d'améliorer la régularité, la fiabilité et le confort des voyageurs, sur une ligne actuellement l'une des plus saturées de France. Sète craint pourtant une réduction de 80 % du nombre de TGV à terme et espère des engagements clairs de la SNCF concernant les correspondances avec la gare Montpellier Sud de France.

La baisse de vitesse jugée inutile

Selon les partenaires, réduire la vitesse ne permettrait pas de modifier significativement le tracé. Le secteur est contraint et toute modification entraînerait des impacts nouveaux, voire plus importants sur la biodiversité, le milieu humain et agricole. Le viaduc de Poussan, long de 1,4 km et haut de 30 mètres, est présenté comme indispensable, notamment pour le fret ferroviaire. Il permettrait de réduire le dénivelé naturel et d'assurer l'accès des trains de fret à la future ligne.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Le coût du projet ne serait pas réduit

Contrairement à ce qu'affirme ALT, une solution alternative ne réduirait pas de 30 % le coût global de la LGV. Les partenaires rappellent que ces gains ont déjà été intégrés dans le projet déclaré d'utilité publique. Toute autre solution serait plus coûteuse et nécessiterait de nouvelles études, pour plusieurs dizaines de millions d'euros, ce qui remettrait en cause l'ensemble du projet.

Une nouvelle enquête publique ferait perdre du temps

Les partenaires estiment qu'une nouvelle enquête publique décalerait d'au moins dix ans le chantier, non seulement pour la phase 1, mais aussi pour la phase 2 entre Béziers et Perpignan. Ils mettent en garde : la création de 12 allers-retours quotidiens supplémentaires et le passage d'un train liO toutes les dix minutes aux heures de pointe pour Frontignan et Sète, prévus dans le cadre du SERM Montpellier Méditerranée, seraient reportés. Une situation préjudiciable pour la mobilité des habitants de l'agglomération.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale