Le rail reprend du service pour transporter les céréales dans le Loiret
Le rail reprend pour les céréales dans le Loiret

Dans le Loiret, à Ormes, le transport de céréales par train a repris après dix ans d'absence. Mercredi, le silo rénové par la société de négoce Pissier a accueilli un premier train de fret, marquant le retour du rail pour acheminer les grains.

Un investissement pour l'environnement

Grâce à l'engagement de l'exploitant du site, le silo a été remis aux normes et l'embranchement ferré de 700 mètres restauré. Ce premier chargement de 1 500 tonnes de maïs, destiné à la Bretagne, permet d'éviter la circulation de 50 camions sur les routes et divise par sept les émissions de gaz à effet de serre : 10 g contre 70 g par tonne transportée.

Des travaux conséquents

Pour parvenir à ce résultat, Pissier a investi 100 000 euros dans la rénovation du silo et 134 000 euros supplémentaires pour remettre en état la voie ferrée. L'entreprise a bénéficié du soutien de la SNCF et de l'aide financière de la région Centre-Val de Loire, qui encourage le fret dans le cadre du contrat de plan.

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Un défi économique

Antoine Pissier, directeur général, souligne que le train coûte cher : « Cela nous offre de nouveaux débouchés. Nous espérons pouvoir faire rouler 5 à 10 trains par an et mutualiser avec d'autres chargeurs pour rentabiliser les voies. » Le coût élevé du fret ferroviaire explique en partie son lent développement en France, où il ne représente que 10 % du transport total de marchandises, et 17 % pour les céréales. La région Centre-Val de Loire fait figure de bon élève avec 45 % des céréales transportées par rail.

L'initiative d'Ormes pourrait inspirer d'autres entreprises à se tourner vers le rail, contribuant ainsi à la décarbonation du transport.

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