Accident de trains en Espagne : 39 morts, le récit minute par minute
Accident de trains en Espagne : 39 morts, le récit minute par minute

Ce dimanche 18 janvier 2026, un terrible accident ferroviaire a endeuillé l'Espagne. Au moins 39 personnes ont perdu la vie et plus de 120 ont été blessées dans une collision entre deux trains à grande vitesse en Andalousie. Voici le récit des événements, minute par minute.

Le début du drame

À 18 h 40, le train à grande vitesse Iryo n°6189 quitte Malaga en direction de Madrid avec entre 294 et 317 passagers à bord, selon les premiers bilans. Le convoi roule à environ 205 km/h sur un tronçon limité à 250 km/h, à hauteur d'Adamuz, dans la province de Cordoue.

Vers 19 h 45, le train déraille brutalement. Les trois derniers wagons sortent de la voie et empiètent sur la voie voisine. "Environ dix minutes après le départ, le train s'est mis à trembler violemment, puis les voitures 6 et 3 ont déraillé", raconte Carmen, une passagère, au journal La Region.

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La collision fatale

Dans le sens inverse, le train Alvia n°2384 de la Renfe circule à environ 210 km/h. Parti de Madrid vers Huelva, il transporte 187 passagers. Quelques secondes plus tard, entre 19 h 45 et 19 h 46, ses deux premières voitures percutent les trois wagons déraillés. Plusieurs voitures sont projetées hors des rails et chutent dans un talus d'environ 4 mètres, précise El Debate.

Le système automatique de sécurité, qui déclenche normalement le freinage d'urgence en cas d'obstacle sur la voie, n'a pas le temps d'entrer en action : l'intervalle entre le déraillement et le choc n'a été que d'environ 20 secondes.

Les secours massivement mobilisés

À partir de 19 h 50, les premières alertes sont émises aux services d'urgence. Sont alors mobilisés la Guardia Civil, l'Unité militaire d'urgence (UME), les services médicaux d'Andalousie et des hélicoptères sanitaires. Dans la nuit, les blessés sont peu à peu évacués vers plusieurs hôpitaux andalous. Ce lundi matin, un bilan provisoire faisait état de 39 morts et plus de 120 blessés, dont 12 en réanimation et 43 hospitalisés.

Des questions sur l'état de la voie

Les causes du déraillement sont pour l'instant inconnues. "Il est impossible de spéculer sur les causes de l'accident", a déclaré le ministre des Transports espagnol Oscar Puente, soulignant que même les experts étaient "extrêmement perplexes". Le train était sorti d'usine en 2022 et avait été inspecté le 15 janvier par le constructeur Hitachi Rail.

La voie, quant à elle, avait été rénovée il y a un peu plus de 10 ans grâce à un investissement de 700 millions d'euros sur la ligne Madrid-Séville. Pour autant, elle était détériorée depuis quelque temps. Le syndicat ferroviaire Semaf avait tiré la sonnette d'alarme en août dans un courrier envoyé au gestionnaire de l'infrastructure ferroviaire (Adif), à l'Agence nationale de sécurité ferroviaire et à Oscar Puente. Cette détérioration provoquait des "rebonds", une "instabilité du roulement" et des "dommages à la structure des trains", relaie El Espanol. Les conducteurs avaient demandé que la vitesse soit abaissée à 250 km/h.

L'enquête se poursuit pour déterminer les causes exactes de cette catastrophe, la plus meurtrière en Espagne depuis des décennies.

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