Sète : 50 jours de mandat, surtourisme et Airbnb, « Sète n’est pas Barcelone ! »
Sète : 50 jours de mandat, surtourisme et Airbnb

Un bilan après 50 jours de mandat

À l’occasion de leurs cinquante premiers jours à la tête de la ville de Sète et de l’agglomération, le président de Sète Agglopôle Méditerranée, Loïc Linarès, et le maire de Sète, Hervé Marquès, se sont confiés au journal Midi Libre. Ils ont partagé leur vision du territoire, leurs regards croisés sur le travail en commun et les stratégies d’aménagement à venir.

Surtourisme et location saisonnière : le point de vue d’Hervé Marquès

Interrogé sur la question du surtourisme, Hervé Marquès a tenu à préciser : « Il faudrait s’entendre sur la notion de surtourisme. Aujourd’hui, la fréquentation en très haute saison à Sète, c’est – 10 %. » Il a également distingué les différents acteurs : « Le Sétois qui a investi dans un logement pour faire un appoint de revenu n’est pas celui qui spécule avec une SCI sur 10 ou 12 logements. »

Le maire a rappelé les actions menées : « La loi Le Meur nous a permis de monter en puissance sur ce dossier. On a augmenté la taxe d’habitation sur les résidences secondaires. On a mis en place le permis de louer avec des contrôles et des autorisations sur 5 ans. » Il a toutefois insisté : « Sète n’est pas Barcelone ! Le centre-ville n’est pas encore prisonnier par les meublés de tourisme. Cette gentrification n’est pas mon objectif. On a une vraie logique de vigilance sur ce dossier. On n’est pas dans le tout-interdit et certainement pas dans la posture. »

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Il a également souligné les limites d’une interdiction totale : « Si on prend les lits disponibles en hôtellerie sur Sète, on ne répond pas aux besoins du tourisme. Ceux qui ont une posture anti-Airbnb sont parfois ceux qui font du Airbnb. »

Loïc Linarès : pour un tourisme étalé sur l’année

De son côté, Loïc Linarès a rappelé l’importance économique du tourisme : « Le tourisme est une activité économique importante sur le bassin de vie qui nous a évité de sombrer après la crise économique et sociale de la fin du XXe siècle. Il nous a permis de garder la tête hors de l’eau. Il ne faut pas le rejeter mais en même temps, il faut le réguler. »

Il a présenté la stratégie de l’agglomération : « Avec l’office intercommunal et en lien avec les communes, on travaille sur un tourisme à l’année pour faire baisser la pression l’été. Le climat va nous y aider pour permettre au territoire d’accueillir de l’activité et de la digérer en matière d’usages quotidiens et de ressources en eau et en logements. On essaie de trouver des points d’équilibre. »

Il a également souligné les bénéfices pour les travailleurs du secteur : « La question d’un tourisme plus étalé dans l’année, c’est aussi gagner qualitativement en condition d’emploi pour ceux qui font vivre le tourisme. »

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