En l’espace de quelques années, la bastide de Sauveterre-de-Guyenne s’est imposée comme une véritable ville du vélo. Entre les déplacements quotidiens, l’explosion du cyclotourisme et les nombreuses manifestations sur deux roues, elle se taille une place de choix sur la carte des amoureux de la pédale. Au Moyen-Âge, il était d’usage de dire « Lou que pas passat à Saubeterre, n’es pas oun bon soldat », c’est-à-dire « celui qui n’est pas passé par Sauveterre n’est pas un bon soldat ». Cette phrase est devenue la devise de la bastide. Aujourd’hui, on pourrait remplacer « soldat » par « cycliste », tant le vélo est devenu l’un des piliers de la commune, aux côtés du patrimoine et du vignoble.
Une passion ancrée dans le territoire
La petite reine est omniprésente à Sauveterre-de-Guyenne : la voie verte Roger-Lapébie, la Fête à Léo qui mêle musique, bicyclette et patrimoine, ou encore l’accueil du Vélo Club Sud-Gironde depuis cinq ans. Cet amour pour le cyclisme se confirmera encore ce dimanche 26 avril avec le Grand prix Lucien-Fouchy. « La 45e édition du Prix Fouchy sera un grand moment pour la bastide, dont l’amour pour ce sport populaire qu’est le cyclisme n’est plus à démontrer. Notre engagement passe par des actes et des moments forts, qui montrent à quel point, depuis 2021, Sauveterre est devenue une ville qui aime et agit pour le vélo », se félicite le maire, Christophe Miqueu. « Sauveterre-de-Guyenne affirme son engagement en faveur du cyclisme et des valeurs qu’il incarne : endurance, courage et ténacité », poursuit le premier magistrat.
Un accueil salué par les organisateurs
Francis Fouchy, l’un des principaux organisateurs de la course, vante l’accueil réservé au cyclisme dans la cité médiévale. « Au début, la course arrivait dans différentes villes comme La Réole ou Monségur. Un jour, il y a une quinzaine d’années, j’ai rencontré Yves d’Amécourt, alors maire de la commune, qui m’a proposé que le prix Fouchy fasse étape à Sauveterre. Nous avons été formidablement bien accueillis et c’est toujours le cas. On voit qu’ici on aime le vélo, on vit vélo. » Ce n’est pas un hasard si le Vélo Club Sud-Gironde s’y est installé. « Dès le début, le courant est passé avec Christophe Miqueu. On a senti qu’il aimait le vélo. On a été très bien accueilli. On nous a mis à disposition un local pour les réunions et la voiture. Ici ça respire le vélo, tout est fait pour. C’est rare de trouver un endroit qui s’investit autant pour le vélo », explique Françoise Boudat, ancienne présidente du club cycliste.
Le cyclotourisme en plein essor
Pour l’ancien maire Yves d’Amécourt, le vélo a toujours eu une place importante dans la commune. « La voie verte Roger-Lapébie est un atout. Elle amène beaucoup de cyclotouristes dans la bastide. » « C’est en très forte augmentation depuis quelques années », ajoute Sabine Valadié, d’Entre-deux-Mers tourisme. Le bureau de Sauveterre est d’ailleurs le plus fréquenté, avec celui de La Réole, par les touristes à vélo. « C’est un de nos cœurs de cible. La culture vélo est très ancrée sur le territoire, ça fait vingt-cinq ans qu’on la développe. » Ne manque plus qu’un événement majeur pour que la petite reine pose définitivement son empreinte dans la bastide : le Tour de France. « La commune a postulé plusieurs fois, notamment pour une étape contre la montre Sauveterre-Bordeaux. Malheureusement ça ne s’est jamais produit », regrette Yves d’Amécourt.



