Le nouveau maire de Nice, Éric Ciotti, a annoncé mettre fin au contentieux qui opposait la mairie à la préfecture au sujet des croisières. Lors de la cérémonie de lancement de la saison touristique 2026, il a ironisé : « Je ne compte monter à l’abordage d’aucun navire », en référence à la position de son prédécesseur, Christian Estrosi.
Un revirement de position
Christian Estrosi avait engagé un bras de fer juridique pour tenter d’interdire les méga-paquebots dans les ports métropolitains. Il avait notamment tenté d’empêcher le débarquement de croisiéristes à Villefranche-sur-Mer. Le préfet avait rappelé que la réglementation maritime relevait de l’État et avait pris un arrêté pour encadrer l’activité. Estrosi, jugeant cet arrêté trop peu restrictif, l’avait attaqué devant le tribunal administratif.
Une décision d’apaisement
Éric Ciotti a mis un terme à ce recours. « Cet arrêté me convient parfaitement. Il me paraît tout à fait équilibré », a-t-il déclaré. Cette décision marque une rupture nette avec la politique de son prédécesseur et vise à apaiser les relations avec l’État. Pour la saison 2026, la ville de Nice mise sur l’accueil des paquebots dans un cadre réglementaire stabilisé.
Le maire a souligné l’importance du tourisme de croisière pour l’économie locale, tout en veillant à respecter les équilibres environnementaux. Cette position devrait permettre d’éviter de nouveaux conflits juridiques et de favoriser une coopération constructive avec la préfecture.



