Jean Jo Ciron, ancien professeur de collège, a récemment guidé une quarantaine de voyageurs originaires de la Chalosse lors d'un séjour mémorable au Sénégal. Cet événement a permis à l'organisateur de revivre des souvenirs précieux liés à sa carrière, notamment une parenthèse de seize mois passés sur place en tant que conseiller pédagogique.
Une passion pour l'aventure et les cultures lointaines
Dans le sillage de Francis Tauzin, désigné comme « président à vie » de la classe 68 du Cap de Gascogne, Jean Jo Ciron s'est progressivement transformé en organisateur de séjours à l'étranger. Le groupe d'aventuriers de la Chalosse, animé par une âme voyageuse, s'envole tous les deux ans vers des destinations variées pour découvrir de nouvelles cultures.
Depuis 2008, leur album de voyage s'est enrichi d'images capturées au Vietnam, en Inde, au Mexique, à Cuba, en Irlande, au Pérou, et bien d'autres lieux. Cette année, le choix du Sénégal revêtait une dimension affective particulière pour Jean Jo Ciron, retraité de l'Éducation nationale.
Des souvenirs vivaces de coopération pédagogique
L'ancien professeur se souvient avec émotion de ses débuts dans l'enseignement. « En 1969, j'ai effectué mon service militaire au titre de la coopération. Nommé conseiller pédagogique, j'étais chargé de vulgariser une méthode d'enseignement du français dans la brousse, via Radio Sénégal », raconte-t-il.
Les anecdotes foisonnent : la chanson générique du « Petit tambour » de Nana Mouskouri, la distribution de postes de radio et de livres dans les écoles à bord d'une 2 CV sur des pistes poussiéreuses, ou encore des activités comme la chasse au perdreau et à la pintade sauvage, ainsi que de nombreuses parties de pêche. Un moment marquant fut la poignée de main avec le président Léopold Sédar Senghor.
Le Sénégal, un second pays
En tant que jeune conseiller pédagogique responsable de la formation des maîtres, Jean Jo Ciron évoque des méthodes innovantes : « On apprenait le langage à partir de scènes de la vie quotidienne schématisées par des figurines adhésives sur un drap bleu… Cette parenthèse de 16 mois m'a permis de tisser des amitiés, de connaître les mœurs de la population, ses coutumes, son sens de l'accueil, et de goûter le thiéboudiène, plat traditionnel à base de riz et de poisson ».
Il confie avec affection : « Le Sénégal, c'est mon second pays ! ». Ce sentiment a profondément influencé l'organisation du périple sénégalais, qui s'est déroulé du 17 au 24 mars, incluant des visites de l'île de Gorée et de la réserve de Bandia.
Un voyage riche en émotions et en solidarité
Le séjour a été ponctué de moments touchants, comme l'accueil chaleureux à l'école primaire Bonaba, près de Dakar, où les voyageurs ont remis des médicaments et des fournitures scolaires. Après cette expérience enrichissante, le groupe se prépare déjà pour un futur voyage, continuant ainsi à cultiver sa curiosité et son goût pour l'aventure.
Les voyageurs chalossais de la classe 68, devant la réserve de Bandia, symbolisent cette quête perpétuelle de découvertes et de partage, renforçant les liens entre les cultures et les générations.



