La fête du marché couvert d'Agen attire 5 000 personnes
Fête du marché couvert d'Agen : 5 000 personnes

Samedi soir, la quatrième édition de la fête du marché couvert d'Agen a encore franchi un seuil de fréquentation. Mani Baudet-Lesté, à l'initiative de ce rendez-vous, tente d'expliquer les raisons de ce succès ébouriffant.

Une affluence record

Dimanche matin 26 avril, au bar du marché couvert, Mani Baudet-Lesté prend un café. La nuit a été courte. Quelques heures plus tôt, au même endroit, des milliers de personnes ont convergé pour faire la fête et participer à l'événement Au bal marché. Difficile d'avoir un comptage précis, mais probablement que le seuil des 5 000 personnes a été franchi. Mani Baudet-Lesté pourrait boire du petit-lait plutôt qu'un petit noir : Au bal marché, c'est son idée. Mise en œuvre il y a deux ans, elle a mis tout le monde d'accord en quatre rendez-vous. Solidement ancrée dans le paysage festif agenais, elle ne cesse depuis de croître.

Pour la première fois cette année, la place des Laitiers a été fermée à la circulation et réservée exclusivement aux fêtards. « Ce nouvel espace a été entièrement occupé. Heureusement qu'on s'est agrandi de ce côté-ci, sans quoi, vu le monde, je ne sais pas comment on aurait fait », confie, encore ébaubi, le jeune homme de 26 ans, patron de Prune médias, la marque de son agence comm'Bao Studio, qui pilote l'organisation d'Au bal marché.

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Brassage de publics et de générations

Au cœur de la fête, Max Lalbat, le patron du M et moi, qui, en termes de javas et de noubas, a une certaine expertise, a eu cette sentence : « C'est l'événement le plus populaire d'Agen ». Le cafetier n'a pas tort. À l'aune de cette quatrième soirée, aucune autre manifestation dans la ville de Jasmin ne réunit autant de personnes, brasse tant de générations.

« Il y a des jeunes, des moins jeunes, des enfants, des personnes âgées et une super ambiance. C'est vraiment une réussite », confirme Chantal Malaterre de la boulangerie éponyme. Du côté de la boucherie, Jérémy Pineau, en dépit de petits yeux ce dimanche matin, a fait les comptes. « On avait fait 30 % de plus de plats et plateaux par rapport à l'édition précédente. Et tout est parti aussi rapidement. À 21 heures, on n'avait plus rien ».

« On a franchi un cap »

Devant son café, Mani Baudet-Lesté reçoit de spontanés « bravo » de quelques clients du marché qui étaient présents la veille. Avait-il songé à un tel succès populaire quand il a lancé cette idée il y a deux ans ? « Je suis toujours prudent quand j'ai des projets, assure-t-il. Mais au fond de moi, bien sûr que j'espérais que ce serait une réussite. Je pense que samedi, on a franchi un cap en termes d'affluence et de périmètre de la fête. Nous étions fiers de nous quand on a vu que les gens étaient contents et que tout fonctionnait même s'il y a encore des ajustements à apporter ».

Coût de la performance : un budget de 20 000 à 25 000 euros rassemblé grâce à une trentaine de partenaires. « Avec un budget plus important, on pourrait faire des animations plus importantes, mais ce sont surtout des idées qu'il faut avoir. On doit avant tout continuer à avoir cette belle énergie qui est assez singulière et qu'on retrouve peu. On n'est pas là pour battre des records d'affluence. On est surtout contents de voir tous ces publics se mélanger ». Et parmi eux, de jeunes parents : il se disait samedi soir que toutes les baby-sitters de la ville avaient été bookées. Au bal marché revient en octobre.

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