On pensait ne plus l’y prendre. Le revoilà. En 2021, à l’âge de 68 ans, Alain Thouvenot s’était décidé à prendre une retraite bien méritée, après 45 années de vie professionnelle passées à la tête de bistrots. À l’époque, il avait cédé ses parts du Tortoni à son associé Philippe Molinié. Avant, il avait aussi vendu le Glacier et le Petit Paris, premier des trois établissements acquis par le Breton sur la contre-allée en dix ans de services.
Un retour éphémère mais animé
Près de cinq ans ont passé depuis qu’il a débranché machine à café et tireuses à bière. Le temps de se reposer. Et visiblement de s’ennuyer. « Un peu », admet Alain Thouvenot, qui s’apprête à gérer le dixième établissement de sa carrière. « C’est juste éphémère, insiste le septuagénaire. Le temps de l’été. » Il portera en effet l’un des trois projets retenus par la municipalité pour occuper une des terrasses de la Cale de la Marine, une expérience qu’aucun des trois professionnels en place l’an dernier n’a voulu rééditer.
« Je traîne un peu, le soir, et c’est parfois tristounet. C’est plus vivant l’été, mais ça manque d’endroits pour s’amuser », confie Alain Thouvenot. Animé par l’envie « de se faire plaisir, de s’amuser et de réveiller un peu Villeneuve », il ouvre La Marinière, une guinguette sans chichi pour passer du bon temps. Seulement trois soirs par semaine, les jeudi, vendredi et samedi, de 18 à 1 heure du matin.
Une carte simple et des soirées à thème
« 20 heures par semaine, ça va aller », rigole l’ex-retraité, qui a formé une équipe de quatre personnes et concocté une carte simple : tapas, brochettes, un burger et une pièce de bœuf du boucher. Des soirées à thème sont aussi prévues (paella, sardinade) et des ouvertures supplémentaires les mercredis de concerts. Les soirs de Marchés de producteurs de pays, « on sera là pour l’after », envisage Alain Thouvenot.
Avec « peu de charges et du matériel prêté par des copains », il se lance sans pression, en tant qu’autoentrepreneur. Et assurera le service jusqu’à la fin de l’été, quoi qu’il arrive. Il faut dire que l’envie de reprendre du service ne datait pas d’hier : « Ça fait quelque temps que je cherchais. On était allé voir à l’hippodrome. Ça aurait été parfait, mais ils ont un traiteur les jours de course dont ça n’a pas été possible. À Rogé aussi ça pourrait être chouette, mais il y a tout à aménager. On m’a donc proposé la Cale. » L’ouverture est prévue le 18 juin, après une soirée de rodage le 12 juin. « Deux mois et demi, pas plus ! » Parole de retraité.
Deux voisins pour la saison
Connue pour son food-truck « Ô Délices des Zîles », qui sillonne les routes du département pour satisfaire les amateurs de recettes réunionnaises, Célia Troupel entend proposer une cuisine plus traditionnelle en bord du Lot et assurer le service six jours sur sept. Une seconde guinguette est annoncée. Elle doit reprendre les codes des « maquis », des établissements festifs et populaires de Côte d’Ivoire. On y mange et on y danse.



